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Bobo-Dioulasso: en attendant la rénovation de la mairie, le calvaire de certains travailleurs…

Branchement désordonné des fils électriques, …

Lors de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, la mairie centrale de Bobo-Dioulasso a été incendiée. Depuis lors, les principaux services municipaux qui y étaient logés se retrouvent éparpillés dans la ville, compliquant ainsi la tâche aux usagers. En attendant la rénovation de l’hôtel de ville, certains agents se retrouvent dans des conditions de travail pas du tout enviables.

… Pas de plafond, toit troué, …

Importante dans la vie quotidienne des populations notamment dans son volet établissement des actes d’état civil et la célébration des mariages, la mairie centrale de Bobo-Dioulasso a été victime de la fureur des «insurgés» des 30 et 31 octobre 2014 qui du reste, l’ont réduits en cendres.

En attendant la rénovation de celle-ci, les services municipaux se retrouvent pêle-mêle à travers la ville. Si cette situation complique la tâche aux usagers souvent en quête de service, elle n’est non plus pas favorable aux agents qui se retrouvent dans des conditions de travail «pas du tout enviables».

Et cette situation s’illustre au niveau du bâtiment qui abrite deux Directions de la commune à savoir la Direction des ressources humaines (DRH) et la Direction des études, des statistiques et de la planification (DESP). Dans ce bâtiment qui abrite ces deux directions, les travailleurs ne sont pas, selon eux, dans de bonnes conditions de travail surtout en cette saison des pluies.

Les toilettes sont insupportables car dégageant des mauvaises odeurs

Bâtiment défectueux, trois (03) personnes par bureaux, manque d’internet, présence de termitières, branchement désordonné des fils électriques, pas de plafond, toit troué, … sont entre autres le visage du bâtiment donc des bureaux. «Il n’y a pas assez d’espace. Nous cohabitons avec les souris et respirons tout le temps leurs urines. Les toilettes sont insupportables car dégageant des mauvaises odeurs», a dépeint un agent.

Un exemple de bureau

Et un autre d’ajouter que cette situation relève de la mauvaise volonté des autorités communales surtout des premiers responsables (directeurs) des services concernés qui selon lui, ne poseraient pas le problème comme il se doit. «A la commune, on a l’impression qu’il y a de supers agents», s’est-il révolté avant d’expliquer: «Il y a des directions où il suffit d’un clin d’œil pour créer de bonnes conditions de travail pour les travailleurs. Pendant ce temps, certains travailleurs comme nous autres sommes dans de très mauvaises conditions. Le traitement des agents n’est pas équitable sur le plan des conditions. C’est comme s’il y a des agents qui sont privilégiés par rapport à d’autres».

Cheik Omar Traoré

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