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Bobo-Dioulasso: un cybercriminel et 2 faux monnayeurs dans les filets de la police

Les conférenciers

Un cybercriminel et deux (02) faux monnayeurs ont été pris par les filets du Service régional de la Police judiciaire des Hauts-Bassins (SRPJ/Bobo). Ces derniers ont été présentés à la presse le jeudi 5 avril 2018 lors d’une conférence de presse animée à cet effet.

En effet, c’est dans le cadre de leurs actions de lutte contre le grand banditisme que les éléments du Service régional de la Police judiciaire des Hauts-Bassins (SRPJ/Bobo) ont mis hors d’état de nuire ces bandits de grand chemin.

Le premier délinquant présenté aux professionnels des médias est un certain K.A.M, alias Touré, Kouamé et/ou Koné. Âgé de 35 ans, ce dernier  serait spécialisé dans l’escroquerie en ligne appelée «cybercriminalité».

Selon le commissaire Sayibou Galbané, chef du SRPJ/Bobo, c’est suite à une plainte d’un gérant de restaurant que ce dernier a été interpellé.

Le cybercriminel

Il se fait passé pour un responsable d’une société minière

Spécialiste de cybercriminalité, ce dernier sévit dans plusieurs domaines d’activités notamment la restauration. Son mode opératoire consiste, selon le commissaire, à se présenter devant sa victime comme étant un responsable d’une société minière. Puis, il fait savoir à cette dernière que sa société souhaiterait la prestation du restaurant pendant un certain nombre de jours et ce, pour une cinquantaine de personnes. Le prestataire devrait fournir un dossier dont les documents sont fournis par le bureau des mines sis à Ouagadougou.

Ainsi, réfère-t-il la victime à une adresse qui est censée faciliter l’acquisition des documents demandés. «En réalité, cette adresse est la sienne. Dès que la victime appelle, il répond lui-même en changeant simplement sa voix. De l’autre bout du fil, il exige une somme d’argent pour l’établissement de chaque étape de la constitution du dossier exigé» a expliqué le commissaire.

Après cette étape, dit-il, la victime est invitée à prendre attache avec le responsable de paiement qui se trouve encore être lui-même. Là aussi, une somme d’argent est exigée avant l’émission du chèque. En fin de compte, c’est un autre numéro qui appelle la victime. L’homme qui se trouve au bout du fil se  présente comme étant le responsable de la logistique de la société qui, du reste, est  chargé de transmettre le supposé chèque. Lors du trajet, le véhicule de ce dernier tombe en panne et il demande un soutien financier afin de pouvoir venir remettre le chèque. «Après la dernière étape, les différents numéros ayant servi à l’arnaque deviennent injoignables. La victime est ainsi spoliée à toutes les étapes via des transferts électroniques» a-t-il regretté.

Les faux monnayeurs

2 laveurs de billets de banque

La deuxième prise des éléments du SRPJ/Bobo présentés aux hommes de médias, concerne deux personnes (T Eric et A. Bélé) de nationalité étrangère. Âgés de 36 ans chacun, ces derniers, tous des expatriés  expulsés de la Libye et de la Tunisie, sont interpelés pour escroquerie à travers le faux monnayage.

Leur mode opératoire consiste à faire croire à leurs victimes qu’ils viennent de la Libye avec une quantité énorme d’argent. Et pour des raisons de sécurité, ils auraient noirci les billets avec un liquide. Ainsi, ils font croire à leurs victimes que le lavage des billets nécessite l’achat d’une substance. «Pour convaincre leurs victimes, ils procèdent au lavage d’un billet de banque qu’ils leur remettent afin de vérifier son authenticité» a indiqué le commissaire.

Une fois convaincue par cette mise en scène, la victime est alors invitée à débourser une grosse somme pour l’achat de la substance qui servira au lavage des billets restants et ce, en lui promettant un pourcentage «irrésistible». Poussée par le gain facile, la victime  débourse alors la somme demandée. Les laveurs de billets, une fois l’argent supposé acheter la substance dans leur poche, disparaissent dans la nature, laissant derrière eux une victime inconsolable.

Convaincu du rôle joué par les populations dans l’aboutissement de ces enquêtes, le commissaire du SRPJ/Bobo a profité pour exprimer sa reconnaissance à ces dernières pour leurs actes «citoyens». Toutefois, les invite-t-il à continuer la collaboration avec les FDS afin de contribuer à mettre hors d’état de nuire ces bandits qui dérangnte la quiétude des honnêtes citoyens.

Cheick Omar Traoré

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