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Bobo-Dioulasso: des échauffourées au siège du MPP/Houet

Dans la soirée du mercredi 5 septembre 2018, des militants du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) de la ville de Bobo-Dioulasso ont été réprimés à coup de gaz lacrymogène devant le siège provincial du parti.

Pas d’accès au siège pour les manifestants

Ces derniers en effet, sont les militants hostiles au nouveau bureau de la section provinciale. C’est dans le cadre de leurs mouvements de protestation contre ce bureau qu’ils ont décidé de prendre en otage le siège du parti pour y empêcher la tenue de toute activité jusqu’à l’obtention de réponses favorables à leurs doléances.

Du gaz lacrymogène pour disperser …

Ainsi, ce sont-ils mobilisés dans la soirée du mercredi 5 septembre 2018 pour empêcher la tenue d’une rencontre qui, dit-on, rentre dans le cadre des préparatifs de l’accueil du président de l’Assemblée nationale qui arrive à Bobo-Dioulasso le jeudi 6 septembre 2018. «Nous sommes là ce soir pour maintenir le mot d’ordre qui est la suspension de toute activité au sein du siège jusqu’à nouvel ordre car nous nous estimons que le bureau de la section entrant est une imposition de l’instance dirigeante du parti», a laissé entendre Théophile Kambou, un manifestant.

….les militants qui empêchaient l’accès au siège

Tout comme lui, Frank Gassambé, un autre manifestant, visiblement remonté, affiche sa volonté de faire respecter ce qu’il qualifie du choix des militants à la base. «Depuis la semaine passée, nous avons décrété au cours d’une Assemblée générale que le siège provincial du parti sera fermé jusqu’à nouvel ordre. C’est avec écœurement que nous avons appris qu’une rencontre se tenait ce jour à partir de 17h. Pour nous, cela est une insulte à notre égard. Nous avons posé une doléance qui du reste, est celle des militants à la base» a-t-il rétorqué avant d’inviter la Direction du parti à respecter le choix des militants à la base: «Nous ne connaissons pas la section sortante ni celle  entrante. D’ailleurs, nous tenons pour responsable de cette situation Issa Konaté et sa bande. Nous demandons à la haute hiérarchie du parti de prendre ses responsabilités».

Théophile Kambou, un manifestant

Pendant que ces derniers manifestaient pour empêcher la tenue de la réunion, les personnes convoquées pour y prendre part ont été escortées par des éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) jusqu’au siège. Face à la volonté des militants mécontents de leur empêcher l’accès au siège, la CRS s’est vue dans l’obligation de faire usage de gaz lacrymogène pour les disperser afin de permettre aux personnes convoquées d’avoir accès au siège. D’ailleurs, la réunion qui a été brève et s’est tenue sous haute surveillance.

La rencontre s’est tenue sous haute surveillance policière

Après quelques minutes, ils ressortent du siège sous escorte policière. Toutefois, ils n’ont pas souhaité se prêter aux questions des journalistes postés à l’entrée du siège en quête d’informations. «R.A.S. Il n’y a pas de commentaires. Le MPP/Houet se porte très bien», a laissé entendre Martin Coulibaly, premier adjoint au maire de la commune de Bobo-Dioulasso.

Il faut noter que les échauffourées ont fait deux blessés légers du côté des militants mécontents.

Cheick Omar Traoré

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