Accueil » Gouvernance - Développement » Bobo-Dioulasso: le HCRUN à la rencontre des femmes déguerpies du marché «Léguéma-Logo»

Bobo-Dioulasso: le HCRUN à la rencontre des femmes déguerpies du marché «Léguéma-Logo»

A Bobo-Dioulasso du 16 au 26 octobre 2017 dans le cadre de la session de validation des travaux des sous-commissions de leur institution, les membres du Haut conseil pour la réconciliation et de l’unité nationale (HCRUN) sont allés au contact des femmes du marché appelé «Léguéma-Logo» le vendredi 20 octobre 2017.

Les membres de la délégation du HCRUN qui sont allés au contact…

En effet, ces femmes qui travaillent dans une structure de fruits et légumes, ont été en 2012, «violemment et brutalement» déguerpies de leur site initial.

…des femmes installées sur un site «dangereux»

A la faveur de la naissance de la Commission de la réconciliation nationale et des reformes (CRNR) sous la Transition, ces dernières ont déposé auprès de cette structure un dossier pour demander réparation «des injustices et des pertes engendrées lors de ce douloureux épisode». Le HCRUN qui a hérité l’ensemble des dossiers de la CRNR dont celui des femmes de Léguema-Logo, a donc voulu toucher du doigt les réalités que vivent celles-ci sur le nouveau site qui les héberge.

Ce marché, selon El Hadji Issaka Sam, membre du HCRUN, «pose un certain nombre d’inquiétudes parce qu’installé sur un bassin de rétention d’eau». «Au niveau du quartier, ce bassin reçoit toute l’eau de ruissellement de pluie. Cela nous pose beaucoup d’interrogations quant à la pérennité de ce marché», s’est-il inquiété.

El Hadji Issaka Sam, membre du HCRUN: «Ce nouveau site occupé par les femmes est situé sur un bassin de rétention d’eau»
Par la voix de leur représentante, les femmes ont réitérés leurs vœux d’être dédommagées

Heureuses de savoir que le HCRUN s’intéresse à leur dossier, les femmes de Léguéma-Logo, surprises par cette visite, ont réitéré leurs vœux d’être dédommagées car à l’occasion de ce dépérissement, elles ont beaucoup perdu (aliments et argent liquide). Ces femmes selon elles, doivent toujours de l’argent à des paysans et à des agriculteurs qui leur fournissent la matière première de leur travail. Et les visiteurs de s’engager à les aider à résoudre ces problèmes à travers le traitement de ce dossier à l’image de tous les autres dossiers qui «tiennent à cœur le HCRUN».

Si tous sont unanimes que le cas de Léguéma-Logo fut un épisode qui a mis à mal la cohésion sociale à Bobo-Dioulasso, le HCRUN, à travers sa démarche, veut aider à reconstruire cette cohésion sociale dans la ville de Sya. En tout cas ces quelques 1500 femmes ont désormais le regard tourné vers le HCRUN dont les résultats des initiatives pourraient être en leur faveur.

Cheik Omar Traoré

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *