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Bobo-Dioulasso: Kémi Séba face à la jeunesse et avec la promesse de micros crédits

Après Ouagadougou, l’activiste panafricaniste Kémi Seba qui séjourne au Burkina Faso depuis le 20 août dernier, est allé échanger à bâton rompu, avec les jeunes de Bobo-Dioulasso le samedi 25 août 2015.

Les principaux animateurs de la conférence publique

Expliquer aux jeunes le sens de son combat et leur présenter du même coup son dernier ouvrage politique intitulé «l’Afrique Libre ou La mort»; voici les principaux axes qui constitués les échanges entre ce dernier et les jeunes de la capitale économique du Pays des hommes intègres.

Face aux jeunes, Kémi Seba n’a rien omis des aspects de sa vision panafricaine. De l’origine de son engagement à son degré actuel en passant par les péripéties rencontrées dans sa lutte, l’homme a abordé presque tout.

Les jeunes et les femmes sont sortis pour écouter le message de l’activiste

Pour prétendre à un développement réel, l’Afrique en effet, surtout francophone, doit selon lui, se libérer du joug de l’Occident dont le principal est le franc CFA. Pour lui, cette monnaie est une autre forme de colonialisme qui paralyse les états africains.

C’est ce qui justifie selon lui, son combat contre cette monnaie qui est la représentation flagrante de la France-Afrique. «Les pays d’Afrique qui sont hors du franc CFA, notamment l’Afrique anglophone, sont mieux développés que les pays qui sont dans la zone franc CFA», a-t-il comparé avant de signifier que la solution pour sortir l’Afrique de l’ornière est l’institution d’une monnaie communautaire dont ces pays francophones auront la maîtrise totale.

Kémi Séba exhorte la jeunesse bobolaise à se dresser contre le franc CFA, donc du sous-développement de l’Afrique

Pour lui, les africains pourraient disparaître sur leur propre continent à l’image des indiens sur le continent américain si l’on venait à laisser l’Afrique entre les mains de l’Occident. Convaincu qu’avec la détermination et l’engagement des jeunes africains le combat qu’il mène aboutira «sinon l’Afrique périra», Kémi Séba est cependant conscient des risques qu’il encourt.

Et c’est pour donc perpétuer les idéaux qu’il défend, même si quelque chose venait à lui arriver, que Kémi Séba a publié son quatrième livre intitulé «l’Afrique Libre ou La mort» qui du reste, se présente selon lui, comme une synthèse de tous les maux politiques qui paupérisent l’Afrique.

Pour ce faire, il invite la jeunesse africaine à se l’approprier car il pourrait constituer une boussole pour que cette jeunesse africaine puisse prendre ses responsabilités politiques.

A la fin des échanges, Kémi Séba, par ailleurs président de l’ONG «l’Urgences Panafricanistes», a annoncé très prochainement des micros crédits pour les plus démunis des jeunes et femmes de Bobo-Dioulasso. Une manière pour lui de contribuer à l’autonomisation financière des jeunes et des femmes. Toute chose qui selon lui, est la condition sine qua non pour «mener le combat contre le néocolonialisme».

Cheick Omar Traoré

Un commentaire

  1. Ces micro crédits vont être financés en quelle monnaie? CFA ou autre???!

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