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Bobo-Dioulasso: la correction du CEP suspendue

La correction des épreuves du certificat d’étude primaire (CEP) session de 2016, est suspendue à Bobo-Dioulasso depuis le mercredi 15 juin 2016. La raison est que les enseignants commis à la tâche n’auraient pas perçu leurs frais d’indemnités de correction «contrairement à ceux des autres localités de la province du Houet et du Burkina tout entier».

Djibonété Somé: «Nous voulons interpeller les autorités qui, par leurs actions sont entrain de banaliser le secteur de l’éducation»
Djibonété Somé: «Nous voulons interpeller les autorités qui, par leurs actions sont entrain de banaliser le secteur de l’éducation»

«Il nous est revenu que sur les vingt-deux circonscriptions d’éducation de base (CEB) que compte la province du Houet, il n y a que douze qui ont reçu leurs frais d’indemnité en terme de secrétariat et de la correction. Les dix autres CEB qui sont celles de Bobo-Dioulasso, ne sont pas encore rentré en possession des leurs», a laissé entendre Djibonété Somé, secrétaire général adjoint de la section du Houet, du syndicat national des travailleurs de l’éducation de Base (SYNATEB). Estimant que cette situation est inexplicable du fait qu’elle n’est nationale encore moins régionale ou provinciale, les enseignants chargés de la correction du CEP à Bobo-Dioulasso ont donc décidé de suspendre leurs activités pour interpeller les autorités «à prendre au sérieux le secteur de l’éducation». «Quand on prend la situation des examens, tous les acteurs intervenants dans cette activité sont connus depuis le mois de Février. Donc nous ne pouvons pas comprendre que pendant le déroulement des examens on vienne nous parler d’un manque quelconque. Surtout que les acteurs ne sont pas nouveaux», s’est-il offusqué.

Toutefois, les raisons avancées par l’administration ne les convainquent pas selon eux. «Nous sommes informés que le gestionnaire est allé à Ouagadougou pour chercher les chèques. Lesquels chèques jusque-là, ne sont pas encore rentrés à Bobo-Dioulasso. Et quand on sait aussi qu’avec toutes les tracasseries qu’il faut pour positionner un chèque et puis les toucher, on se demande quand est-ce qu’on pourra avoir l’argent», s’inquiètent-ils.

Rappelant que ce sont des situations qui arrivent fréquemment dans le Houet, les enseignants invitent à dénicher le nœud du problème. «Ce sont des situations qui arrivent très souvent dans le Houet. La question que nous nous posons c’est de savoir pourquoi typiquement le Houet? Qu’est ce qui bloque? Qui bloque? Qui est à la base de tout ça»?, S’interrogent-ils. Avec ce mouvement, ils pensent que les autorités chercheront à savoir les personnes qui sont à la base de cette situation. Aussi, ont-ils l’intention par ce mouvement d’interpeller les autorités qui, «par leurs actions sont entrain de banaliser le secteur de l’éducation». De toutes les manières, les enseignants n’ont pas l’intention de reprendre la correction du CEP sans avoir toucher leurs primes. «Les informations ne sont pas rassurantes et la base dit attendre effectivement de rentrer en possession de leurs fonds pour reprendre la correction», a signifié le SG adjoint de la section du Houet du SYNATEB.

Cheick Omar Traoré

Un commentaire

  1. C’est dommage que l’on sacrifie l’avenir des enfants sur des intérêts personnels. Même si c’est légitime, il faut trouver un autre cadre pour ce type de revendications. A ce rythme, plus personne ne va travailler dans la quiétude et c’est la société et l’économie du pays qui en prennent un coup très très dur. Soyez humains même si nos origines sont animales.

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