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Bobo-Dioulasso: l’AEEEF s’oppose aux multiples grèves des élèves dans le mois de décembre

Depuis un certain temps, le mois de décembre rime avec grèves dans les établissements scolaires. Opposée à cette pratique qui perturbe les cours, l’association des élèves et étudiants pour l’émergence du Faso (AEEEF) a animé une conférence de presse le mardi 05 décembre 2017 à Bobo-Dioulasso pour appeler les élèves des Hauts-Bassins à se démarquer de ces agissements en ce début de mois de décembre.

Les principaux animateurs de la conférence de presse

Pour exiger justice pour Norbert Zongo et ses compagnies ainsi que pour Flavien Nébié, tous «tués» en décembre, les élèves sont parvenus à «légaliser» le mois de décembre comme mois de grèves. Pour cette année 2017/2018, des signes avant-coureurs annoncent déjà des grèves selon Omar Traoré (président de l’AEEEF) et ses camarades. «Cher(es) élèves, notre justice ne veut pas dévoiler la vérité concernant l’assassinat de notre cher camarade Flavien Nébié et de notre cher journaliste Norbert Zongo. Donc le rendez-vous est donné comme suit: 04, 05, 06, 08 décembre 2017 pour Flavien et le 11, 12, 13, 14, 15 décembre 2017 pour Norbert. Passe l’info SVP», serait le message qui circule dans le milieu scolaire.

C’est pour donc anticiper la perturbation de l’année scolaire en cours que l’Association des élèves et étudiants pour l’émergence du Faso (AEEEF) en collaboration avec la coordination des délégués généraux des lycées et collèges de la ville de Bobo-Dioulasso a animé cette conférence de presse pour appeler les étudiants des Hauts-Bassins à se démarquer de toutes actions de nature à perturber les activités pédagogiques.

Omar Traoré, président de l’AEEEF, appelle les étudiants des Hauts-Bassins à se démarquer des grèves récurrentes dans ce mois de décembre

En effet, c’est en tant que structure associative scolaire et estudiantine que l’AEEEF tire la sonnette d’alarme et ce, en vue de sauver l’année scolaire en cours qui déjà, selon ses responsables, aurait perdu près de trois semaines. «Nous, jeunesse scolaire et estudiantine de la région des Hauts-Bassins, nous nous démarquons d’une telle forme de revendication. Pas parce que nous cautionnons l’impunité mais tout simplement parce que nous ne sommes pas favorables à cette forme de lutte qui perturbe le bon fonctionnement de notre année scolaire et académique», a déclaré Omar Traoré, président de l’AEEEF.

Du reste, l’AEEEF pense que les jours marquant les dates anniversaires de ces crimes impunis peuvent être célébrés de manière pacifique et symbolique. Et c’est d’ailleurs ce qu’elle entend faire cette année par l’organisation d’une cérémonie devant le lycée Ouezzin Coulibaly (LOC) dans la matinée du 13 décembre 2017 consacrée uniquement à la lecture d’une plateforme pour demander justice pour Norbert Zongo et autres «sans avoir besoin de suspendre les cours toute la journée, encore moins faire sortir les élèves dans les rues».

Cheick Omar Traoré

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