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Bobo-Dioulasso: les Dozos en colère après la bastonnade d’un individu par les Koglwéogo…pour une histoire de femme

Les Dozos de Bobo-Dioulasso ne sont pas contents de l’agissement des Koglwéogo «installés de force sur leur territoire». Pour cause, ces derniers auraient bastonné un individu accusé de vol de portable dans le village de Piaky situé dans la Commune rurale de Karangasso-Vigué. La victime de cette «bavure» a été présentée au chef de Canton des Bobo Mandarais le mardi 3 janvier 2017 à Bobo-Dioulasso.

le chef de canton visualisant la vidéo de la bastonnade d’Ardjouma Ouattara
Le chef de Canton visualisant la vidéo de la bastonnade d’Ardjouma Ouattara
Les traces des fouets des Koglwéogo sur le dos du sieur Ardjouma Ouattara
Les traces des fouets des Koglwéogo sur le dos du sieur Ardjouma Ouattara

C’est un homme présentant des traces de fouet sur le dos qui a été présenté au chef de Canton des Bobo Mandarais comme étant une victime des Koglwéogo installés dans la Commune rurale de Karangasso-Vigué. Tout a commencé le mardi 27 décembre 2016 où le nommé Ardjouma Ouattara a été «injustement» accusé de vol de téléphone portable. Ligoté ce jour autour de 8h, selon lui, c’est le lendemain mercredi vers 16h qu’il aurait été soumis à l’épreuve de sévices corporels par les Koglwéogo.

Pour lui, l’histoire du vol de portable n’est qu’un prétexte car un des Koglwéogo et lui feraient la cour à une même femme. Cette histoire serait, d’après son récit, une machination pour se venger de lui. «Tout comme au premier jour de son accusation», le nommé Ardjouma Ouattara a insisté en présence du chef de Canton que jamais, il n’a volé un téléphone portable. Après avoir été battu,  l’homme aurait été condamné à payer la somme de 150 000 francs CFA comme amande.

Pour le responsable des Dozos, «trop c’est trop»
Pour le responsable des Dozos, «trop c’est trop»

Après avoir écouté le récit de la victime, le chef de Canton des Bobo Mandarais, qui s’est toujours opposé à l’installation des Koglwéogo dans l’Ouest du Burkina, a condamné l’acte de ces derniers. Toutefois, il a fait savoir qu’il va falloir saisir les autorités administratives de la région pour leur faire part de la situation afin qu’une solution soit rapidement trouvée «pour éviter que le pire n’arrive».

Furieux, les Dozos estiment que «trop c’est trop». Pour eux, les Koglwéogo ont franchi le Rubicon. «Les Kolwéogo ont atteint les limites. Ils ont commis une erreur en s’en prenant à un de l’Ouest.  Ce qui va arriver arrivera», a menacé Ali Konaté, président de l’Union nationale des Dozos du Burkina.

Cheick Omar Traoré

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