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Bobo-Dioulasso: les raisons de la hausse du prix du sucre selon le ministère du Commerce

Eclairer l’opinion sur les raisons de la hausse du prix du sucre sur le marché national; c’est la substance de la conférence de presse animée à Bobo-Dioulasso le lundi 14 novembre 2016 par la Direction du contrôle économique et de la répression des fraudes du Ministère du commerce.

 Les animateurs de la conférence de presse
Les animateurs de la conférence de presse

Ce que l’on retient de cette conférence de presse, c’est ce que la hausse du prix du sucre sur le marché national n’est pas un phénomène propre au Burkina Faso. C’est du moins ce que les conférenciers ont fait savoir.

Les raisons de cette situation se situent à deux niveaux selon eux. Au plan national, disent-ils, «la menace de la survie de la SN-SOSUCO caractérisée par la mévente de sa production a amené le Ministère en charge du commerce à prendre un certain nombre de mesures. Il s’est agi de faire un suivi plus rigoureux des mesures de lutte contre la fraude, de la délivrance des autorisations spéciales d’importation du sucre et du respect de la convention signée entre la SN-SOSUCO et les importateurs. Aussi le prix plafond du sucre a été fixé à 600 F CFA le kilogramme pour le granulé et 750 F CFA pour le morceau. Ces mesures ont permis à la SN-SOSUCO d’écouler tout son stock de sucre granulé et une bonne partie du sucre en morceau», ont-ils indiqué. Pour eux, cette situation a entrainé la diminution de l’offre au niveau national. Toute chose qui de leur avis, a poussé les commerçants à augmenter les prix «puisque le prix de la SN-SOSUCO est en deçà du cours mondial».

Les journalistes à la conférence de presse
Les journalistes à la conférence de presse

Sur le plan international également, des raisons ne manquent pas. Pour la première fois depuis 2010, indique les conférenciers, il a été constaté un déficit global au niveau de l’offre du sucre. «Ce déficit qui est de 4 millions de tonnes en 2016, est estimé à 5,5 millions en 2017. La production brésilienne qui avait été surestimée,  a été révisée à une baisse de 1,2 million de tonnes. L’inde qui était un pays exportateur est entrain de tendre vers une importation en 2017. En somme, l’offre du sucre sur le marché  international a connu une baisse notable comparativement aux années précédentes. Ainsi, le prix du sucre a connu une augmentation de 200 dollars sur le marché international», ont-ils justifié. «Ce n’est donc pas une situation propre au Burkina Faso», a indiqué Abdoulaye Coulibaly, directeur régional du contrôle économique et de la répression de la fraude des Hauts-Bassins.

Premier responsable de la nationale du sucre, Moctar Koné a lui-aussi indiqué que la SOSUCO n’y était pour rien. Toutefois, il rassure que «dans une ou deux semaines, la SOSUCO pourra mettre à la disposition de la population plus de 200 tonnes de sucre» pour, un temps soit peu, satisfaire en partie, la demande en sucre des populations.

Cheick Omar Traoré

 

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