Accueil » Education-Enseignement-Recherche » Bobo-Dioulasso: l’université Nazi Boni a désormais un master d’informatique médicale

Bobo-Dioulasso: l’université Nazi Boni a désormais un master d’informatique médicale

L’université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso a désormais un master d’informatique médicale et de système d’information en santé (M.IMSIS). Cet ordre d’enseignement qui consiste à l’application de l’informatique à la médecine, a été officiellement lancé le samedi 2 décembre 2017 par Alkassoum Maïga, ministre en charge des Enseignements supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

Des acteurs du domaine de la santé et de l’enseignement supérieur à la cérémonie
Le présidium à la cérémonie de lancement officiel

«Technologie médicale moderne, un enjeu majeur pour l’avenir». C’est sous ce thème qu’a eu lieu la cérémonie de lancement officiel du master d’informatique médicale et système d’information en santé (M. IMSIS) qui désormais, va s’enseigner à l’Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso, précisément à l’Institut des sciences de la santé (INSSA).

Louable, cette initiative selon Alkassoum Maïga, entre en droite ligne des objectifs de son département qui sont selon lui, dans une dynamique d’aller vers l’université virtuelle. Aussi s’est-il réjoui du fait que ce type de master soit une première du genre dans la zone CEDEAO et même en Afrique. «Ce master à l’institut supérieur des sciences de la santé (INSSA) met le Burkina Faso au centre d’une Afrique qui gagne», s’est-il réjouit.

Le ministre Alkassoum Maïga

En effet, ce master consiste à l’application de l’informatique à la médecine encore appelé «télémédecine». Toute chose qui selon le Pr Macaire Ouédraogo, directeur du master IMSIS, est une innovation qui va contribuer à rendre performant le système sanitaire car pour lui, il faut finir avec le tâtonnement en médecine. «Aujourd’hui, tout système de santé efficace doit tendre vers la télémédecine parce que de nos jours, la vraie médecine est basée sur les preuves qui peuvent être assurées par ce nouveau système car il n’est plus normal qu’on tâtonne en médecine», a-t-il signifié.

Le Conseil régional des Hauts-Bassins, par la voix de son premier vice-président, s’engage à soutenir l’initiative

Cependant, le directeur du master n’a pas hésité à lancer un appel au ministère de la Santé et à celui de l’Enseignement supérieur pour un accompagnement car son institut souhaite porter haut le flambeau de l’excellence des expertises. Mais d’ores et déjà, l’Institut peut compter sur le soutient du Conseil régional des Hauts-Bassins représenté à la cérémonie par son premier vice-président venu représenter le président de l’institution qui du reste, est le parrain de la cérémonie. Et Arouna Barro, premier vice-président du Conseil régional des Hauts-Bassins de trouver des motifs de satisfaction en cette initiative. C’est ce qui justifie d’ailleurs selon lui, leur engagement à soutenir cette action. «Nous pensons que cette initiative innovante permettra d’offrir une formation de pointe. Pour cela nous sommes au moins sûrs que l’investissement ne sera pas nul et que les lauréats seront directement employables. C’est pourquoi, nous avons pris l’engagement solennel d’accompagner cette initiative innovante», a-t-il expliqué.

Cheick Omar Traoré

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *