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Bobo-Dioulasso: le NDI sensibilise sur la participation des femmes à la politique

«Obstacles à l’inclusion et à la participation des femmes à la gestion des affaires publiques». C’est sous ce thème que le National Democratic Institute (NDI) a organisé à Bobo-Dioulasso le jeudi 31 mai 2018, une conférence sur la participation politique de la femme au Burkina.

Le présidium qui a animé la conférence publique

Informer et sensibiliser les femmes sur leur niveau de participation à la gestion des affaires publiques. C’est tout l’enjeu de cette conférence publique organisée par le NDI. Directrice du NDI, Aminata Kassé a signifié que la tenue de cette conférence s’inscrit dans le cadre d’un programme d’accompagnement de la participation des femmes et des jeunes dans le processus politique.

Aminata Kassé, Directrice du NDI

Pour elle en effet, les indicateurs montrent que les femmes enregistrent des reculs sur le plan politique alors le contexte burkinabè dit-elle, est beaucoup plus favorable aux femmes et ce, au vu de l’importance de l’arsenal juridique existant à cet effet. Elle soutient que cette action ne doit donc pas être perçue comme une question qui intéresse seulement les femmes mais qui s’inscrit plutôt dans le sens de la contribution au développement du pays. «Que les gens comprennent que ce n’est pas une question de femme mais plutôt une question de développement. Plus les femmes seront parties prenantes des décisions, plus les préoccupations des catégories les plus vulnérables de la société seront prises en compte dans le développement. C’est donc une question de développement, de justice sociale et de gouvernance plutôt qu’une question de femme», a-t-elle signifié.

Animée par la juriste Fatoumata Sanou et l’historien Bruno Doti Sanou, cette conférence a eu pour principaux axes, l’état des lieux de la participation des femmes à la vie politique au Burkina Faso, les entraves à cette participation et des pistes de solutions pour accroître l’implication de la femme dans les instances décisionnelles de la sphère politique.

…une part active à la conférence
Les participants ont pris…

De l’état des lieux de la participation de la femme à la gouvernance politique au Burkina Faso, Fatoumata Sanou a signifié qu’elle reste faible et ce, en «dépit des conditions juridiques qui  favorisent cela». Cette situation selon elle, se justifie par entre autres, les pesanteurs socioculturelles qui font que la femme reste réservée quant à la question politique, la charge des travaux ménagers qui pèse plus sur la femme, l’analphabétisme et le faible niveau d’éducation des femmes les empêchent de s’affirmer sur le plan politique. Il y a également selon elle, le difficile accès des femmes aux instances dirigeantes des partis politiques, le manque de ressources financières et le stéréotype de mauvaise réputation des femmes politiciennes qui «freine le plus souvent l’élan de celles qui désirent se lancer en politique».

Pour inverser la tendance, la communicatrice propose l’approfondissement des actions de sensibilisation et d’information des femmes, l’intégration de la citoyenneté aux programmes d’éducation, le développement des stratégies de communication entre les femmes, c’est-à-dire le renforcement de la solidarité entre les femmes. Le respect du quota de 30% de femmes imposé aux partis par la loi et la fixation d’un quota aux postes nominatifs peuvent également contribuer selon elle, à assurer à la femme une bonne place sur la scène politique nationale.

Et de se réjouir que le projet de la nouvelle Constitution ait envisagé une parité sur la scène politique au niveau national.

Cheick Omar Traoré

 

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