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Bobo-Dioulasso: «Noussondia», un atelier pour l’épanouissement des enfants en situation de handicap

L’association «Art au-delà du handicap» de Yaya Sanou, encadreur de la troupe de danse de jeunes sourds à Bobo-Dioulasso, a animé un point de presse le samedi 10 mars 2018 pour annoncer la tenue du 17 au 27 mars 2018 de la première édition du projet de formation en danse, théâtre et langages de signes dénommé «Noussondia» au profit des enfants handicapés de la ville de Sya.

Les animateurs du point de presse

«Comment faire de l’enfant handicapé ou non l’acteur de son propre épanouissement». C’est autour de ce thème que se tiendra cet atelier de formation en danse, théâtre et langages de signes au profit des enfants en situation de handicap mais aussi d’enfants dits «normaux».

Par ce projet, Yaya Sanou ou l’homme qui fait danser les sourds, entend créer les conditions nécessaires pour que «l’enfant handicapé devienne l’acteur de son propre épanouissement» car pour lui, les activités culturelles impactent positivement la vie des enfants en situation de handicap.

 

Yaya Sanou, l’homme qui fait danser les sourds par ailleurs initiateurs de cet atelier

L’idée qui sous-tend ce projet de formation, selon lui, c’est de contribuer, entre autres, à lutter contre toute forme de discrimination à l’égard des personnes vivant avec un handicap; promouvoir les talents artistiques et culturels des personnes vivant avec un handicap; susciter et renforcer l’esprit de solidarité et d’entraide mutuel entre les personnes vivant avec un handicap à travers l’art et la culture; assurer la formation des enfants handicapés ou non, dans le domaine de l’éducation artistique.

 

Cadre d’échanges et de frottement entre enfants en situation de handicap et enfants dits «normaux», cet atelier réunira au total 45 enfants âgés de 8 à 15 ans dont 15 «normaux», issus de trois établissements d’enseignement spécialisés et un établissement d’enseignement général de la ville de Bobo-Dioulasso.

Selon Yaya Sanou, l’idée d’associer les enfants non handicapés à cet atelier est une manière de permettre à ces derniers de comprendre le langage des signes afin de briser la barrière de communication entre eux et ceux dits handicapés. Ainsi, dit-il, «des amitiés pourraient naître du frottement entre eux parce qu’ils pourront désormais communiquer aisément».

Du reste, a-t-il précisé, la formation sera assurée par un professeur de danse, de théâtre et deux spécialistes du langage de signes. Aussi, un panel sur le thème est prévu. Celui-ci sera animé par l’ONG Handicap International, le ministère de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille du Burkina Faso et autres.

Pour mener à bien cette activité, l’association doit selon ses membres, de réunir près de 17 millions de francs CFA. Mais à la date de la conférence de presse, seulement 40% du budget prévisionnel était réuni. Ainsi, Yaya Sanou et ses camarades en appelle à la réaction des partenaires.

Cheick Omar Traoré

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