Bobo-Dioulasso: René Bogoro n’est pas content des travaux d’extension de la MACB - Les échos du Faso
Accueil » Gouvernance - Développement » Bobo-Dioulasso: René Bogoro n’est pas content des travaux d’extension de la MACB

Bobo-Dioulasso: René Bogoro n’est pas content des travaux d’extension de la MACB

Le ministre de la Justice René Bagoro était à Bobo-Dioulasso le lundi 12 février 2018. Il y était pour constater de visu l’état d’avancement des travaux d’extension de la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso (MACB). Au terme de la visite, le ministre a exprimé son mécontentement quant à la manière dont les travaux se déroulent.

…. des travaux d’extension de la MACB
Le ministre et sa suite sont allés s’imprégner de l’état d’avancement…

En effet, c’est en 2017 que les travaux d’extension de la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso (MACB) ont été lancés. D’un coût global d’environ deux milliards de francs CFA, ces travaux concernent la construction de deux immeubles R+2 dont un extensible. Ce dernier d’une capacité de 34 bureaux  servira à l’administration pénitentiaire et l’autre contient 87 cellules de détention. L’objectif de ces constructions, c’est de désengorger cette maison carcérale qui connaît une surpopulation. A terme, l’idée c’est d’améliorer les conditions de détention des prévenus.

C’est donc pour constater de visu l’état d’avancement des travaux que le ministre a fait le déplacement de Bobo-Dioulasso. Après avoir fait le tour du chantier, le ministre s’est réjoui de l’évolution des travaux car le taux de réalisation physique est de 67% selon le chef du chantier. Si ce taux est satisfaisant, le ministre déplore cependant des failles dans les travaux de construction du bâtiment de détention qui ne respecte pas selon lui, les normes en la matière. «Au lieu des briques pleines, ce sont plutôt les briques creuses qui ont été utilisés pour la construction du bâtiment destiné à la détention des prévenus», a-t-il déploré.

René Bagoro n’est pas content de la manière dont les travaux se déroulent

Furieux, le ministre estime qu’il va falloir situer les responsabilités et sanctionner s’il le faut. «Nous sommes satisfaits de ce qui s’est fait au niveau du bâtiment administratif. Cependant, nous avons quand même quelques inquiétudes quant au bâtiment des détenus. Mais il faut préciser que cela n’est pas dû à une inefficacité de l’entrepreneur mais c’est plutôt une faillite de la part des services techniques. De ce fait, les responsabilités seront situées et s’il y a des sanctions, nous allons les prendre puisque la garde pénitentiaire aussi qui est spécialiste en la matière a été associée dans la conception et la mise en œuvre des travaux», s’est-il offusqué avant de rassurer que la situation sera corrigée. «Nous allons démolir la partie qui n’est pas conforme et cela entraînera certainement une prorogation de délais d’exécution et induira une incidence financière. Mais nous allons nous assumer car nous préférons un bâtiment correct avec toutes les conséquences qui en résultent que d’avoir un bâtiment très vite fini mais non conforme aux standards», s’est-il engagé.

Cheick Omar Traoré

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *