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Bobo-Dioulasso: Simon Compaoré face aux dozos

Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré a rencontré à Bobo-Dioulasso le mardi 29 novembre 2016, les Dozos de l’Ouest du Burkina pour selon lui, prendre langue avec eux.

Selon Simon Compaoré, chacun est libre de s’organiser selon ses us et coutumes
Selon Simon Compaoré, chacun est libre de s’organiser selon ses us et coutumes

«Nous sommes à Bobo-Dioulasso pour la sortie de la 42ème promotion des sous-officiers de gendarmerie. Nous avons voulu profiter pour non seulement vous saluer mais aussi vous remercier pour tout ce que vous faites dans le sens  de la sécurité». C’est en ces termes que Simon Compaoré a introduit la rencontre avec les Dozos à Bobo-Dioulasso ce mardi 29 novembre.

Cette rencontre selon Blaise Sanou, leur a permis de comprendre que les koglwéogo ne sont pas l’œuvre du gouvernement
Cette rencontre selon Blaise Sanou, leur a permis de comprendre que les koglwéogo ne sont pas l’œuvre du gouvernement

Rencontre de prise de contact et d’échange, Simon Compaoré a mis à profit la présence des Dozos pour les informer de la préparation d’une tournée qui aura lieu dans les treize (13) régions du pays. L’objet de cette tournée selon lui, est de porter à la connaissance des uns et des autres le nouveau décret instituant la police de proximité afin qu’ils se l’approprient pour mieux connaître leurs rôles auprès des Forces de l’ordre et de sécurité.

Quant aux débats sur l’implantation ou non des koglwéogo dans l’Ouest du pays, le ministre s’est voulu clair: «Le gouvernement ne crée ni les koglwéogo ni des dozos. Le gouvernement veut encadrer les structures que les populations ont décidé implanter d’elles-mêmes dans les différentes localités du pays afin que leurs actions s’insèrent dans la république».

les dozos venus de différentes localités de l’Ouest du Burkina pour écouter le message de Simon Compaoré
les dozos venus de différentes localités de l’Ouest du Burkina pour écouter le message de Simon Compaoré

Pour Simon Compaoré, il n’est donc pas question qu’on impose quoique ce soit à une communauté. «Chacun fait ce qui convient aux us et coutumes de sa localité. Pourvu que la loi du pays soit respectée», a-t-il tranché. Toutefois, Simon Comaporé se veut menaçant face à ceux qui selon lui, veulent semer la zizanie dans le pays. «Nous allons dire à ceux qui veulent créer la zizanie que le pays-là a des dirigeants. Il faut que les gens sachent que ce sont les populations qui trouvent le besoin de s’organiser. On ne peut donc les obliger à quoique ce soit», a-t-il signifié. «Si vous êtes un vieillard avec une longue barbe blanche et vous rentré au marché pour poser des actes répréhensibles, les jeunes vont vous battre même si vous êtes un ancien militaire parce que vous l’aurez cherché»,  a-t-il ironisé. Séance tenante, instruction ferme a été donnée aux Forces de l’ordre et de sécurité de procédé à l’interpellation immédiate de toute personne qui viendrait à poser des actes de nature à troubler l’ordre et la quiétude des populations.

Le face-à-face entre le ministre et les Dozos n’a duré qu’une trentaine de minutes. Mais qu’à cela ne tienne, l’initiative a été fortement saluée par les Dozos qui estiment qu’elle leur a permis de comprendre certaines choses. «Selon ce qui nous parvenait, c’est le gouvernement qui a pris l’initiative de mettre en place les Koglwéogo. Mais après cette rencontre, nous avons compris qu’en réalité, ce n’est pas le cas», a indiqué Blaise Sanou, responsable des Dozos. Par ailleurs, il est revenu sur leur position par rapport aux koglwéogo qui du reste, est restée toujours la même: «Nous ne pouvons pas collaborer avec les koglwéogo car nous n’avons pas les mêmes façons d’agir. Pour le moment, nous pensons qu’il est préférable que chacun reste de son côté».

Cheick Omar Traoré

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