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Bobo-Dioulasso: Simon Compaoré met fin a l’exercice des Koglweogo dans l’Ouest du Burkina

Après la manifestation d’humeur des Dozos de l’Ouest du Burkina contre l’intervention des Koglweogo à Makognadougou, localité située dans la commune rurale de Karangasso-vigué, une mission gouvernementale conduite par Simon Compaoré s’est rendue à Bobo-Dioulasso le vendredi 6 janvier 2017 en vue de désamorcer la tension. A l’occasion, le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, a multiplié des rencontres avant d’annoncer «l’arrêt définitif de l’histoire des koglwéogo dans cette partie du Burkina».

….Simon Compaoré a rencontré
….Simon Compaoré a rencontré
Après le chef de Canton…
Après le chef de Canton…

De chez le chef de Canton de Bobo-Dioulasso au Gouvernorat des Hauts-Bassins où il a rencontré les Forces de défense et de sécurité (FDS) puis les Dozos avant de se rendre dans le village de Makognadougou, c’est à l’allure d’une course marathonienne que le ministre a effectué sa mission consacrée à la recherche de solutions à la crise entre Dozos et Koglwéogo.

Dès son atterrissage à Bobo-Dioulasso très tôt dans la matinée du vendredi 6 janvier 2017, le ministre et sa suite ont pris la direction du palais du chef de Canton des Bobo Mandarais. Là, Simon est allé décliner l’objet de sa présence et demander des bénédictions. «Nous ne pouvons pas venir rencontrer les Dozos de la région sans au préalable avoir l’aval du chef de Canton», a laissé entendre le ministre qui du reste, a informé le chef qu’il était venu s’entretenir avec les Dozos dans la perspective de mettre fin à la tension entre ces derniers et les Koglwéogo. Tout furieux, le chef de Canton ne veut entendre qu’une seule chose: la dissolution immédiate des Koglwéogo installés dans cette partie du Burkina Faso. «Si le gouvernement n’a pas les moyens de le faire, les Dozos vont s’en occuper», a indiqué le chef. Et Simon Compaoré de proclamer la «fin définitive de cette histoire des Koglwéogo dans l’Ouest du Burkina».

...Les Forces de défense et de sécurité…..
Les Forces de défense et de sécurité…

«Si rien n’est fait…»

Après avoir proclamé «la fin définitive de l’histoire des Koglwéogo à l’Ouest» chez le chef de canton, Simon et ses collaborateurs se sont rendus au Gouvernorat où ils ont échangé séparément avec les Forces de défenses et de sécurité (FDS) et les Dozos. Tout comme les Dozos, les FDS qui se sont réjouies du langage de «fermeté et de franchise» du ministre, sont aussi pour la disparition des Koglwéogo.

Faisant allusion à de telles situations qui ont fini par devenir des rébellions dans des pays comme le Nigeria, la Centrafrique, la Somalie, le Congo, les FDS pensent qu’il faut impérativement anéantir ces groupes. «Si nous ne faisons rien, le Burkina Faso n’est pas à l’abri d’une telle situation», a prévenu le patron de la gendarmerie de Bobo-Dioulasso. «Les Kolgwéogo ne sont pas équipés. Ils n’ont pas assez de moyens. Mais déjà, ils troublent le sommeil de la population», a-t-il fait savoir avant de préciser que la zone Makognadougou est un terrain «très» glissant au regard de la crise consécutive aux élections municipales dans cette localité.

:…Makognadougou où il a été informé les populations de la dissolution des koglwéogo
…Makognadougou où il a été informer les populations de la dissolution des Koglwéogo
...puis les Dozos avant de se rendre à ...
…puis les Dozos avant de se rendre à …

«Si les Kolgwéogo s’aventurent sur ce chemin, le risque d’affrontement est réel», s’est-il inquiété avant de féliciter les Dozos pour leur franche collaboration avec les FDS. Après avoir écouté ces professionnels des questions sécuritaires, Simon a insisté à nouveau sur sa décision: «On est obligé de stopper cette mise en place des Kolgwéogo qui n’a pas suivi un chemin consensuel. Il faut arrêter définitivement l’histoire des Kolgwéogo».

Après avoir échangé avec le chef de Canton, les FDS et les Dozos, Simon et sa suite se sont déportés à Makognadougou afin d’annoncer de vive voix, la décision de dissolution des Koglwéogo aux populations de cette localité. Une décision qui ne semble pas avoir l’assentiment de tous à l’image de Mamadi Zongo qui ne cache pas sa colère face à la dissolution d’une structure qui selon lui, assure la sécurité des personnes et des biens dans cette localité.

Cheick Omar Traoré

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