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Bobo-Dioulasso: une solution a été trouvée au terrain objet de désaccord, entre l’Association des cavaliers et la Ligue professionnelle de football

Une délégation gouvernementale, conduite par le ministre du Sport et des Loisirs, Daouda Azoupiou, était à Bobo-Dioulasso le vendredi 20 avril 2018. Objectif, échanger avec la Ligue professionnelle de football des Hauts-Bassins et l’Association des cavaliers de Bobo-Dioulasso en vue de trouver une solution à la crise qui les oppose.

Le présidium lors des échanges

Au cœur de la discorde, un terrain d’entrainement. En effet, ce terrain est le lieu d’entrainement permanent des deux protagonistes. Pour l’Association des cavaliers, l’espace en question a été aménagé à l’origine comme un hippodrome et non un terrain de football. Toute chose qui va créer des grincements de dents de part et d’autre car la Ligue professionnelle de football des Hauts-Bassins, composée de l’Association sportive des fonctionnaires de Bobo (ASFB) et du Rancing club de Bobo (RCB) ne voit pas les choses de cette manière. Cette situation qui a porté un coup à la cohabitation entre ces deux entités sur le même site sportif, nécessitait donc une résolution.

Les acteurs des différentes disciplines…

C’est au regard donc du caractère «volatile» de la situation que le gouvernement a dépêché à Bobo-Dioulasso cette mission composée de Daouda Azoupiou, ministre des Sports et des loisirs et de Alfred Gouba, secrétaire d’Etat à la décentralisation, accompagnée par les autorités régionales pour rencontrer les deux parties. Objectif, changer avec elles afin de trouver une solution «consensuelle» de sortie de crise.

Mais avant d’aller à la rencontre des protagonistes, la délégation est allée recueillir l’avis du chef de canton sur le sujet. Ce dernier qui du reste a salué la démarche du gouvernement a souhaité que le bon sens et l’équité prévalent dans la recherche de solution à la crise.

Des solutions de sortie ce crise

Après le chef de canton, place au gouvernorat des Hauts-Bassins pour l’épisode des échanges avec les différents protagonistes. A l’entame des discussions, le ministre a d’abord fait appel au sens de responsabilité de chacune des deux parties. Toutefois, les a-t-il invitées à faire des propositions pour une sortie de crise. Aussi, le représentant de chaque discipline s’est engagé à respecter la synthèse des échanges qui déterminera une issue «heureuse» de la situation.

Le ministre Daouda Azoupiou souhaite que les deux parties continuent de cohabiter en attendant l’aménagement du site qui va accueillir les footballeurs

Ainsi, Issa Sidibé, président de la Ligue professionnelle de football des Hauts-Bassins souhaite que des espaces adaptés à chaque discipline soient identifiés et aménagés pour la poursuite des activités de chacune d’elle.

… ont pris part activement aux échanges consacrés à la recherche de solution

Président de l’Association des Cavaliers de Bobo, Ali Konaté acceptera lui-aussi la synthèse qui découlera des échanges. Cependant, il ne demande rien d’autre que le maintien du terrain qui fait l’objet du litige comme hippodrome pour la course à leurs chevaux. «Comme proposition, nous ne demandons qu’à faire courir nos chevaux et l’hippodrome est pour nous le mieux indiqué», a-t-il fait comprendre. A l’issu de ces différentes interventions, le ministre a, à son tour, fait des propositions.

Ainsi, a-t-il fait savoir aux différents protagonistes que son ministère disposait de 44 hectares autour du stade Sangoulé Lamizana. Daouda Azoupiou a rassuré ses interlocuteurs que ce domaine sera aménagé et par conséquent, chacune des deux disciplines pourrait y trouver son compte.

Comme deuxième alternative, le ministre a souligné que son département dispose d’une trentaine d’espaces dans les différents arrondissements de la ville de Bobo-Dioulasso. Il appartient donc à la Ligue de football d’opérer un choix parmi ces espaces disponibles afin que des aménagements y soient faits pour adapter l’espace aux exigences de leur discipline.

C’est finalement cette dernière solution qui a été acceptée par le camp des footballeurs. Mais en entendant l’aménagement du site qui sera choisi, Daouda Azoupiou souhaite la cohabitation «pacifique» entre les deux disciplines sur le terrain litigieux.

Cheick Omar Traoré

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