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Bobo-Dioulasso: un comite pour suivre les travaux d’implantation de CIMASSO

Face aux bruits suscités par l’implantation de la cimenterie CIMASSO à Bobo-Dioulasso, le gouverneur de la région des Hauts-Bassins a mis en place un comité pour suivre les travaux. Ce comité appelé Plan de gestion environnement et social (PGES) s’est dévoilé à la presse le mercredi 19 Juillet 2017.

Les principaux membres du comité qui ont échangé avec les journalistes
Les principaux membres du comité qui ont échangé avec les journalistes

Face à la presse, il s’est agit pour le comité d’informer l’opinion de son existence, ses actions à réaliser à court, moyen et long terme.

C’est un secret de polichinelle en effet. L’implantation de la cimenterie CIMASSO a fait couler beaucoup d’encre et de salive. A Bobo-Dioulasso, nombreuses sont les populations qui ont posé des préoccupations selon lesquelles la cimenterie polluerait la nappe phréatique. Si du côté du promoteur assurance a été donnée quant aux dispositions prises tant pendant l’implantation de l’usine qu’à l’exploitation du ciment pour que cela n’arrive pas, le gouverneur de la région des Hauts-Bassins  veut un suivi des travaux pour s’assurer que tout se passe comme prévu par le promoteur et ce, «dans le souci de préserver l’environnement et la santé des populations». C’est ce qui a justifié la mise en place le 1er septembre 2016 de ce comité qui est constitué de diverses sensibilités de la ville.

La mission principale de ce comité sera le suivi de l’usine dans sa phase d’installation et d’exploitation, mais surtout résoudre les problèmes relevés par certaines classes de la société quant à une éventuelle pollution de la nappe phréatique.

Pour parvenir à son objectif, le comité PGES selon son président, Louis N.Dally, s’est doté d’un règlement intérieur de fonctionnement et d’un plan d’actions et ce, après plusieurs rencontres préparatoires.

De ce plan d’actions, l’on retient des communications sur des thèmes liés au projet (la connaissance du produit ciment et de l’hydrogène du site d’implantation de la cimenterie, l’étude d’impact environnemental, l’impact socio-économique de la l’implantation de la cimenterie et la technologie utilisée pour la production du ciment), des suivis «rigoureux» des activités de la cimenterie pendant sa phase d’installation et d’exploitation par des visites inopinées sur le site de l’usine.

Louis N. Dally, conseiller technique du gouverneur par ailleurs président du comité PGES: «Ce n’est pas parce que le promoteur contribue en partie au fonctionnement du comité qu’il va influencer notre travail»
Louis N. Dally, conseiller technique du gouverneur par ailleurs président du comité PGES: «Ce n’est pas parce que le promoteur contribue en partie au fonctionnement du comité qu’il va influencer notre travail»

A la question de savoir quels moyens disposent le comité pour mener un tel travail sur le terrain, son président a répondu: «Le comité regroupe les directeurs régionaux des Hauts-Bassins, des Ministères impliqués dans l’implantation de la cimenterie et l’Agence de l’eau du Mouhoun en plus de toutes les couches de la société. C’est dire que nous avons en notre sein, plusieurs compétences dont un expert en ciment».

Membre du comité et expert en ciment, Younoussa Milogo se veut franc. «L’implantation de toute cimenterie comporte des problèmes. Cependant, il est important de prendre les précautions qui siéent», a-t-il prévenu. Et le président du comité de dévoiler jusqu’où le comité peut aller. «Le comité peut à tout moment faire arrêter les travaux si toutefois ils ne sont pas conformes aux normes prescrites», a-t-il signifié.

Ainsi, demande-t-il aux populations de faire confiance au comité qui selon lui, entend en toute indépendance, faire un «travail objectif». A la question d’un journaliste de savoir comment le comité entend travailler de façon indépendance du moment où le promoteur contribue financièrement à son fonctionnement, le président se veut clair. «Ce n’est pas parce que le promoteur contribue en partie au fonctionnement du comité qu’il va influencer notre travail», a-t-il répondu.

Cheick Omar Traoré

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