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Bobo-Dioulasso: une centaine de jeunes formés a l’entrepreneuriat numérique

Une centaine de jeunes, notamment des universitaires et des scolaires, venus de différentes localités du Burkina Faso, ont été initiés sur les opportunités d’entrepreneuriat qu’offre le numérique. C’était lors des troisièmes journées universitaires de la Fondation Anselme Titianma Sanon pour la paix, la culture et le développement (FATISA), tenues à Bobo-Dioulasso du 13 au 15 septembre 2018.

Le présidium à l’ouverture des travaux

Créée en 2011 sous la houlette de celui dont la fondation porte le nom, la FATISA œuvre pour la culture, la paix et le développement.

Ainsi, elle organise chaque année et ce, depuis 2016, des journées universitaires au profit des jeunes notamment les scolaires et universitaires. Cadre d’échanges, de formations et de partage d’expériences au profit des jeunes, ces journées visent à aider ces derniers dans leur vie professionnelle.

Issa Martin Bikienga, président de la FATISA

«Economie numérique et opportunités d’entrepreneuriat pour les jeunes», c’est le thème retenu pour cette 3ème édition des journées universitaires de la FATISA. Le choix de ce thème selon Issa Martin Bikienga, président de la FATISA, s’explique par le fait que l’économie numérique est aujourd’hui un outil très important surtout pour les jeunes car elle crée pour eux des opportunités d’emploi. «Ces journées aideront les jeunes à formuler des projets. Pour cette année, on demandera aux participants la conception de projets dans le numérique car pour aider quelqu’un en entrepreneuriat, il faut d’abord lui apprendre à formuler un bon projet et par la suite comment rechercher le financement. Et c’est ce que nous visons à travers ces troisièmes journées universitaires de la Fondation», a-t-il fait savoir.

Plus d’une centaine, les participants ont été trois jours durant, initiés aux opportunités qu’offre le numérique pour la création d’entreprises. Toute chose qui a été saluée par Anfana Traoré, conseiller technique du ministère du Développement de l’économie numérique et des Postes, parrain de ces journées. Pour ce dernier, le thème des journées universitaires 2018 de la FATISA est en droite ligne avec les attributions de leur département ministériel.

Ils sont une centaine de jeunes à prendre part à ces journées universitaires

Ainsi, a-t-il indiqué que le ministère s’investira pour accompagner des initiatives qui vont dans le sens de la promotion du développement de l’économie numérique. Pour accompagner donc la FATISA, une communication a de ce fait été livrée par le représentant du ministre  sur les opportunités entrepreneuriales dans le domaine du numérique.

Aux journées universitaires pour, selon lui, exprimer sa solidarité à Anselme Titianma Sanon, père fondateur de la FATISA, Luc Adolphe Tiao, ancien Premier ministre du Burkina, n’a pas manqué d’inciter les jeunes à l’entrepreneuriat. Pour lui, le gouvernement a certes une politique tournée vers les jeunes. Cependant, dit-il, les jeunes ne doivent pas croiser les bras et attendre tout du gouvernement. Ainsi, les invite-t-il à saisir les opportunités qu’offre le numérique pour s’auto-employer. «Avec le numérique aujourd’hui, un jeune peut partir de rien pour devenir quelque chose car sur le net, on a tout ce qu’il faut pour créer une entreprise. Pour créer une entreprise, ce n’est pas forcément une question de moyen. L’entrepreneuriat privé résulte d’une volonté personnelle», les a-t-il galvanisés.

Cheick Omar Traoré

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