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Brakina: une nouvelle chaîne d’embouteillage pour satisfaire la demande

                     Tel un long serpent, les bouteilles remplies poursuivent le circuit jusqu’au bout de la chaîne

Une année charnière s’est écoulée à la Brakina et le cap est désormais mis sur de nouveaux objectifs. C’est ce que nous avons retenu à l’issue de la visite guidée du nouveau groupe d’embouteillage installé  en fin d’année écoulée et qui est entré en service le 10 décembre dernier.

Pour le Directeur général de la Brakina, Marc Pozmentier, qu’accompagnait à l’occasion de cette visite le Directeur des Usines, Simplice Somé, 2017 a été une année charnière car liée à de gros investissements qui ont perturbé pendant un moment (deux mois et demi à trois mois) la production. Mais il est heureux de constater que ces désagréments se sont achevés par le démarrage, le 10 décembre dernier, d’un groupe d’embouteillage flambant neuf de dernière génération d’une capacité de production de 45 000 bouteilles/h.

Le cumul des investissements réalisés à Ouagadougou mais aussi à Bobo a atteint la barre des 30 milliards. C’est ce qui a permis déjà de satisfaire la forte demande des consommateurs durant la période des fêtes de fin d’année. Du coup, la Brakina peut souffler car la nouvelle chaîne, à elle seule, peut produire plus d’un million de bouteilles par jour.

Le robot qui dépalettise les caisses dès l’entrée de la chaîne.

Au bilan de l’année, la société est heureuse également d’annoncer la création de 310 emplois directs.

Elle est fière de ses résultats mais l’Etat aussi devrait se frotter les mains puisque 93 milliards de F CFA de taxes ont été reversés au budget national. Lorsque Marc Pozmentier annonce également que plus de 900 millions de F CFA ont été investis dans le social, on appréhende mieux le rôle d’entreprise citoyenne que la Brakina et sa sœur, la Sodibo, jouent. Une partie de ces 900 millions a permis d’équiper les hôpitaux régionaux de Dédougou et de Gaoua en matériels de leurs choix.

La phase de l’embouteillage

C’est bien de faire des bénéfices mais il faut songer également à en redistribuer une partie pour améliorer les conditions de vie des populations. Car ce sont elles qui participent à cette croissance à travers l’augmentation de la consommation. Le DG a d’ailleurs annoncé la création, courant 2018, d’une fondation qui va mieux porter le volet social de la société.

Une petite vue des nouvelles installations. Tout est automatisé sur le circuit.

Toutes les bières de la gamme Brakina sont produites avec du maïs burkinabè et la société achète par an 20 mille T de maïs. Avec les capacités de productions qui sont dopées, il va sans dire que de ce côté également, les producteurs de céréales ont un marché à prendre. La philosophie de Brakina est d’acheter ce qui peut l’être localement. Pour la simple et bonne raison, explique Marc Pozmentier, que ça crée des emplois locaux, ça fait des salaires locaux donc ça permet d’accroître la consommation. «Nous n’avons aucun intérêt à importer du matériel et des matières produites localement, sauf si les producteurs locaux n’ont pas la qualité requise, ne répondent pas à notre cahier de charges ou ont des prix exorbitants» martèle-t-il.

2018 sera donc une année de reprise de la vitesse de croisière avec la montée en puissance des investissements faits fin 2017 et surtout des investissements complémentaires qui vont venir en 2018 à hauteur de 35 milliards. «Il y a déjà un bon lot de matériel qui arrive, il y a déjà des chantiers en cours et nous sommes très optimistes quant à la capacité à répondre au quotidien à la demande du marché» a conclu le DG de la Brakina.

Hidogo

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