Accueil » Société » Burkina: 41 associations qui évoluent dans la protection des droits des enfants dressent leur bilan

Burkina: 41 associations qui évoluent dans la protection des droits des enfants dressent leur bilan

Les associations d’enfants et jeunes travailleurs du Burkina Faso au nombre de 41 ont clos les travaux de leur assemblée générale qui s’est tenue du 11 au 14 décembre 2018 à Ouagadougou. Cette assemblée, qui était consacrée à dresser le bilan de toutes les activités que ces différentes associations ont eu à mener  sur le terrain, a connu la participation de cinquante participants dont 17 enfants et 40 jeunes.

Des associations de défense des droits des enfants exposent le bilan de leurs activités

Au Burkina Faso, elles sont 41 associations d’enfants et jeunes travailleurs présentes dans plusieurs villes. Ces associations organisent, selon le Coordinateur national de l’association des enfants et jeunes travailleurs, Claude François Ouedraogo, des activités culturelles, sportives, des formations, pour permettre à ses différents membres de contribuer à la protection et à la promotion des droits des enfants.

Cette rencontre, a-t-il expliqué, est l’occasion pour toutes ces associations de faire le bilan de toutes les activités qu’elles ont eu à mener sur le terrain pour la promotion et la protection des droits des enfants au Burkina. “Il y a, par exemple, des formations professionnelles que nous organisons à l’endroit de certains membres et ce sont ces résultats qu’elles sont venues exposer”, a-t-il note.

Cette assemblée a aussi été une occasion de faire une auto-évaluation de leur organisation. « Notre système marche très bien et nous arrivons à contribuer au niveau communautaire, où les autres organisations nivent pas à partir, de pouvoir toucher les enfants. Aussi, à travers notre organisation, nous avons constaté que les membres ont besoin d’un renforcement de capacités pour être opérationnels sur le terrain”, a révélé M. Ouédraogo.

Le coordonateur national, Jean François Ouédraogo (milieu)

La Coordination nationale des associations des enfants et jeunes travailleurs a rappelé Claude François Ouédraogo, est la représentation nationale du mouvement africain des jeunes travailleurs au Burkina. « Nous avons un programme de 12 droits, qui constituent les 12 difficultés que les enfants traversent chaque jour dans la rue, leurs lieux de travail, les maisons. Nous essayons à tous les niveaux de mener des activités pour concrétiser ces 12 droits », a-t-il confié.

Depuis les années 1994, renseigne M. Ouédraogo, « nous avons constaté que le droit à rester au village et à ne pas s’exoder revient comme une des difficultés des 12 droits. Nous parlons aujourd’hui de l’immigration, du déplacement des enfants d’un village vers les grandes villes et quand ils viennent, ils rencontrent beaucoup de difficultés parce que d’autres espérant venir avoir le contact, sont obligés de rester dans la rue. C’est vraiment une difficulté que les enfants ont parmis les différents droits qu’ils ont », a-t-il révélé rappelant que de nombreux enfants  aimeraient aussi partir à l’école, mais vu la distance, le coût, ils sont réduits à l’école primaire et n’arrivent pas à poursuivre leurs études secondaires.

Madina Belemvire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *