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Burkina: «Tout enfant qui naît doit être immédiatement enregistré dès la seconde qui suit», dixit Siméon Sawadogo

En présence des ministres de la Justice et des Burkinabè de l’extérieur, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a présidé mardi, la cérémonie d’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2018 du cadre partenarial des acteurs de l’état civil au Burkina Faso (CAPEC).

Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Siméon Sawadogo

Cadre unique du dialogue ouvert à tout partenaire désireux d’intervenir dans le domaine de l’état civil, le CAPEC constitue l’instance privilégiée de concertation et de coordination entre le gouvernement et les Partenaires techniques et financiers (PTF).

En effet, a rappelé le ministère de l’Administration territoriale, Siméon Sawadogo, le système d’enregistrement des faits d’état civil du Burkina est marqué par des dysfonctionnements tant au plan juridique, institutionnel qu’organisationnel rendant ainsi le système peu performant. Pourtant l’enregistrement des faits d’état civil est obligatoire au Burkina.

Conscient que l’absence d’un système d’état civil moderne fiable, sécurisé et exploitable constitue une entrave à la mise en œuvre du programme de développement, le Burkina a adopté en juin 2012 une stratégie nationale de l’Etat civil assorti d’un plan d’action quinquennal 2012-2016. Cette stratégie vise, selon Siméon Sawadogo, à améliorer la performance et l’efficience du système d’enregistrement des faits d’état civil comme moyen d’assurer à chaque individu la jouissance de ses droits. Aussi comme moyen de produire des statistiques socio-économique et démographique utiles à la planification. Après l’échéance du premier plan d’action 2012-2016 de la stratégie nationale de l’état civil revisité, un nouveau plan d’action 2017-2021 a été adopté en Conseil des ministres en mai 2017. D’un coût de 34 milliards, il a une valeur assez importante à en croire Siméon Sawadogo.

Le présidium à l’ouverture de la 1ère session

Pour que l’ensemble de ces actions puissent aboutir, foi du ministre Sawadogo, «nous avons besoin que l’ensemble des acteurs qui interviennent dans l’état civil puisse se concerter». C’est pourquoi renseigne-t-il, «nous avons créé ce cadre qui nous offre une excellente occasion d’établir des mécanismes de coordination de haut niveau impliquant toutes les parties prenantes dans le fonctionnement efficient du système de production des statistiques de vie».

Le ministère de l’Administration territoriale et de la Justice s’activent à entendre Siméon Sawadogo, pour que cette échéance puisse être tenue. «Qu’on soit à Matouakali, à Gorom-Gorom ou à Orodara, on doit faire en sorte que tout enfant qui naît soit enregistré dès la seconde qui suit afin de permettre à nos politiques publiques de développement d’avoir des statistiques fiables pour réussir le développement», a-t-il souhaité.

En dehors de cet aspect, poursuit-t-il, il a constaté que le Burkina a un nombre important de ses compatriotes qui résident dans d’autres pays. «Nous avons besoin que ces enfants burkinabè qui naissent ailleurs puissent avoir ce document précieux qu’est l’acte de naissance. Toute chose qui va nous permettre d’avoir une connaissance claire de nos ressortissants de l’extérieur, d’avoir des statistiques qui vont nous permettre de prévoir un certain nombre de choses, que ça soit pour les élections, les politiques de développement ou d’intégration de ces personnes au niveau national», a-t-il déclaré.

Madina Belemviré

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