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Burkina Faso: 938 cas probables de dengue enregistrés dont 13 décès

Le ministre de la Santé a confirmé lors d’une conférence de presse la présence effective du virus de la dengue au Burkina, notamment le sérotype 2. Il a donc invité les populations à éviter de prendre des médicaments sans l’avis d’un agent de santé, surtout les anti-inflammatoires utilisés contre la douleur et la fièvre.

Le présidium de la conférence, avec au centre le ministre de la Santé
Le présidium de la conférence, avec au centre le ministre de la Santé

Le ministre de la Santé, Smaïla Ouédraogo, a déclaré que 938 cas probables dont 13 décès de dengue ont été notifiés dans la ville de Ouagadougou par le service de surveillance épidémiologique. S’exprimant lors d’un point de presse, Smaïla Ouédraogo a ajouté que des cas suspects ont aussi été enregistrés dans d’autres provinces telles Dori, Bobo-Dioulasso, Boromo et Kongoussi.

La dengue, selon le ministre de la Santé, est une maladie en général bénigne causée par un virus et transmise à l’homme par des piqûres de moustique infecté. «La maladie peut se compliquer dans 10% des cas, soit parce que nous n’avons pas consulté tôt, soit parce que nous avons fait de l’automédication», a-t-il souligné.

Le ministre de la Santé, Smaïla Ouédraogo
Le ministre de la Santé, Smaïla Ouédraogo

La particularité ce de moustique est qu’il pique la journée et se reproduit dans les eaux stagnantes contenues dans les récipients, à la différence des moustiques du paludisme qui se développent dans les eaux propres.  Selon ses informations, la dengue se manifeste habituellement par une forte fièvre, des maux de tête intenses, des douleurs derrière les yeux, des vomissements, des nausées… «On peut retrouver tous ces signes dans un tableau de paludisme, de typhoïde. D’où l’importance, vu le contexte, d’aller se faire diagnostiquer», a-t-il préconisé.

A la question de savoir si on peut en guérir, Smaïla Ouédraogo a répondu que c’est possible, mais à condition de se rendre tôt dans une formation sanitaire et de suivre normalement  les prescriptions et les conseils des agents de santé. Néanmoins, il a révélé qu’il n’y a pas d’immunité croisée, car on peut guérir d’une dengue et en faire une autre. «Nous avons quatre types de dengue. Au Burkina, les éléments de recherche ont montré qu’il y a trois types de dengue, le sérotype 2, 3 et 4. Si vous faites la dengue de type 2, vous pouvez en guérir. Mais si le 3 vous prend, vous verrez encore une autre dengue du type 3 ou 4 », a-t-il expliqué.

Pour lutter contre cette maladie, le ministre Ouédraogo a recommandé des mesures individuelles et collectives pour se protéger contre les piqûres de moustiques. Il s’agit de la pose des grilles anti-moustiques aux ouvertures des maisons, l’utilisation des moustiquaires imprégnées, l’élimination des eaux stagnantes où les moustiques se reproduisent, la couverture des récipients utilisés pour la conservation de l’eau…

Au niveau du ministère, il a révélé que depuis le début de la crise, ils ont envisagé la pulvérisation spatiale, mais les produits qui ont été testés contre les moustiques n’ont pas été efficaces. «Nous avons essayé de tester les produits que nous pensions être efficaces dans la zone de Ouagadougou, précisément dans deux endroits différents. Sur 98 moustiques responsables de la dengue testés, il n’y a que trois qui sont morts. Dans une autre zone, sur 100 moustiques testés, il n’y a que 57 qui sont morts alors que pour pouvoir utiliser le produit de façon efficiente, nous nous attendons à une mortalité de plus de 97%», a confié Smaïla Ouédraogo qui a dit que le Ministère va essayer de trouver les produits indiqués pour la pulvérisation spatiale.

Madina Belemviré

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