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Burkina: le procès des militaires qui projetaient de libérer les prisonniers de la MACA a été renvoyé au 5 janvier

Le procès des militaires qui projetaient de libérer les prisonniers de la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) a été renvoyé au 5 janvier 2017 par le Tribunal militaire.

Le procès des militaires  a été renvoyé au 5 janvier
Le procès des militaires a été renvoyé au 5 janvier

Ouverte mardi dernier, l’audience a été suspendue puis renvoyée au mercredi 21 décembre à la demande des avocats de la défense qui ont estimé n’avoir reçu les dossiers de leurs clients que 72h avant l’ouverture du procès. A la reprise de l’audience le mercredi 21 décembre à 12h14, les mêmes avocats ont de nouveau demandé le renvoi du dossier à deux semaines afin de mieux préparer la défense de leurs clients. «En tant qu’avocat, j’ai été commis assez tardivement parce que je n’étais pas présent au moment de l’instruction. J’ai reçu le dossier de mon client, mais c’est un dossier assez parcellaire qui ne me permet pas d’avoir une vue d’ensemble et d’organiser efficacement la défense de mon client. C’est dans la salle que certains avocats faisaient la connaissance de leur client», avait déploré à l’ouverture du procès, l’un des avocats des accusés, Me Arnaud Ouédraogo, dénonçant la violation des droits de leurs clients. Mais le Commissaire du gouvernement, Alioune Zanré ne l’entend pas de cette oreille, estimant que certains avocats ont consulté le dossier hier mardi en une heure.

Toute chose que Me Arnaud Ouédraogo a contesté car de son avis, les avocats de la défense n’ont pas de reproches à l’endroit du Commissaire du gouvernement dans le dossier en cours. Ils se posent plutôt des questions sur l’obstination à tenir ce procès à cette date. «Pourquoi ce fétichisme de date?», s’est-il interrogé avant d’ajouter que «ce qui nous intéresse, c’est la défense de nos clients. Libérons-nous de l’agenda politique pour nous attacher à celui judiciaire». Pour lui, ce serait une erreur de voir ce procès comme un cadeau de Noël pour les populations. «Ne prêtez pas des intentions aux gens», a répliqué le Commissaire du gouvernement qui a fait remarquer que le parquet ne choisit pas de date pour le procès. Après donc le rejet de leur demande, les avocats commis d’office ont décidé de se retirer de la suite du procès et ont quitté la salle d’audience. Le tribunal a donc décidé de renvoyer le dossier au 5 janvier 2017.

Notons que 27 militaires de l’ex-RSP dont le sergent Ali Sanou et 2 civils (un marabout et un conducteur de tricycle), étaient devant le Tribunal militaire. Au total, 42 personnes, majoritairement des militaires de l’ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP), sont poursuivies pour deux chefs d’inculpation: «détention illégale d’armes et de munitions de guerre et association de malfaiteurs». A en croire la défense, ces derniers risquent jusqu’à la peine capitale.

Madina Belemviré

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