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Le Burkina ne peut plus se permettre ce luxe!

Sous le régime Compaoré, le Burkina a beaucoup construit. Des barrages, des routes, des écoles, des dispensaires, des universités, bref beaucoup de ciment et de goudron ont coulé sur le sol du Faso. Car de nombreux programmes ont été mis en œuvre. Blaise a beaucoup bâti. C’est très bien.

Un seul coup de frein peut causer autant de dégâts?! Il faut arrêter ce genre d’impunité.

Malheureusement, l’exécution des différents travaux (presque tous!) n’a pas suivi les règles de l’art. Les termes de la plupart des dossiers d’appel d’offre n’ont pas été respectés. Soit en amont (dans l’attribution des marchés) soit en aval (en cours d’exécution des travaux). Ça démarré à 10% du coût des travaux. Aujourd’hui, il est difficile de donner un taux.

Il n’est un secret pour personne que pour avoir un marché, il faut ‘’graisser’’ la patte qui le donne et après il faut encore ‘’huiler’’ la chaîne du contrôle. Si bien que du ministre au bureau de contrôle des travaux, toutes les gueules se retrouvent enfarinées et personne n’ose renifler au risque d’éternuer et de se faire remarquer.

La pluie d’hier est passée avec son froid, dit l’adage moaga. Nous devons faire en sorte que, plus jamais, des travaux soient aussi mal exécutés. L’image publiée sur un réseau social dénote le mauvais état de cette chaussée fraîchement bitumée. De deux choses l’une: où l’entreprise n’a pas respecté le cahier des charges ou alors c’est la nature même du marché. Et là non plus, il ne sert à rien de construire des goudrons ‘’vie chère’’.

Dans la ville de Ouaga, de nouveaux travaux achevés ou en chantier donnent l’impression d’être bien conduits. Cela redonne déjà un nouveau visage à la capitale. Idem à Bobo. Et même dans le Burkina profond avec les pistes rurales. Partout ailleurs, ça doit être le cas. Le Burkina ne doit plus se permettre le luxe du critère «moins-disant». Il coûte très cher pour un pays pauvre comme le nôtre. Le moins-disant, c’est en attendant. Le prix réel est fait pour durer. Donc, mieux vaut bien s’endetter une bonne fois pour toute que de s’endetter très souvent pour la même cause.

Des écoles de l’époque coloniale tiennent toujours debout face à des écoles ‘’Faso Baara’’ ou PDDEB qui se sont écroulées avec la première rosée des pluies. C’est honteux. Ceux qui ont réalisé de tels travaux devraient faire profil bas à défaut de se faire hara-kiri. Ils roulent carrosse alors que ce sont des délinquants en col blanc.

Le ministre Jérôme Bougouma des Infrastructures doit veiller à ce que les nombreux travaux exécutés çà et là le soient avec rigueur et professionnalisme. Le monde entier nous tient à l’œil. Ne versons plus notre figure par terre comme ce fut le cas des étudiants devant le président Macron.

L’Impertinent

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