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Burkina: remaniement gouvernemental en vue

Attaqué de toute part, le président du Faso, selon des sources très bien introduites à Kosyam, s’apprête à faire un remaniement ministériel pour essayer de faire baisser la tension qui a atteint un point hautement dangereux. Les antennes de Mounafica ont ainsi capté la volonté du président Roch Kaboré de faire des changements.

La dernière sortie du 1er ministre PKT sur la question de la grève des enseignants, quand il a dit qu’il ne s’agit pas d’une question d’homme, sa pensée a trahi sa bouche lorsqu’il a appuyé sa démonstration en disant que ‘’même un sorcier ne peut pas régler les problèmes’’. Cela indique clairement que quelque chose se prépare.

En effet, des caciques du parti au pouvoir veulent la tête du 1er ministre, le président Roch Kaboré a résisté pendant longtemps, mais le pourrait-il tout le temps? Non, il faut une onde de choc, a assuré un boss du MPP, et cela passe par une sorte de tsunami gouvernemental. Et c’est imminent. Les ministres ont reçu en catimini des ordres de ne plus faire des nominations aux grands postes. La tenue des Conseils des ministres buissonniers illustre cette imminence.

De l’ossature de la nouvelle équipe qui est en formation, le ministre de la Fonction publique, Clément Sawadogo, serait dangereusement menacé. Il en est de même des ministres de la Santé, de la Défense, des Transports, du Commerce, etc. Je pense avoir entendu aussi celui de la Communication,

Pour le cas du 1er ministre, l’on hésite un peu à cause du PNDES. Il est le maitre d’œuvre. Si on l’enlève, qui pourra conduire ce grand projet qui est en fait une boîte à idées?

Quand j’ai raconté à Né Wendé ce que les antennes ont capté, il m’a dit qu’il comprend maintenant certaines choses bizarres qui se passent surtout à Ouaga 2000. En effet depuis ces derniers temps, les ruelles de ce quartier huppé vers la zone du palais des Sports sont jonchées d’objets sacrificiels de toutes sortes: des œufs enrobés dans du tissu percal blanc, des canaris avec des morceaux de bois, les céréales, les cauris, les têtes de caprins et de gallinacées, tout y passe.

Selon lui, les ministres et ministrables du Faso sont coutumiers de ces faits. Lorsqu’ils sentent que le vent va tourner, ils se tournent vers les wackmen, les féticheurs, les marabouts, les géomanciens. Tout cela pour avoir les faveurs des ancêtres pour certains, la grâce du prophète pour d’autres afin de rester à leur poste.

Après ces explications, Né Wendé m’a demandé expressément le cas de Simon Compaoré: va-t-il rester ou va-t-il quitter le navire pour s’occuper du parti en vue des élections à venir? Les tuyaux ne sont d’accord sur le cas du ministre de la Sécurité: d’un côté on entend des sons qui le disent partant, de l’autre on estime que les échanges achoppent sur son départ. Il voudrait bien partir mais pose des conditions à savoir avoir le droit de placer certains de ses bras droits à des postes ministériels. Le cas Simon sera traité personnellement par le président Roch à la dernière minute.

Mounafica, tout œil tout ouïe!

4 commentaires

  1. Abdou Kabila Ouedraogo

    Je ne pense pas qu’un remaniement gouvernemental est la solution aux problèmes des travailleurs et des attentes des populations.

  2. Je pense que les nominations partisanes doivent laisser place aux nominations selon les compétences afin de faire bouger beaucoup de lignes.

  3. est ce qu’il ne faut pas aussi un remaniement chez vous les journalistes,je viens de lire un article dans Wakasera,qui est en fait une photocopie de l’article ‘burkina :remaniement en vue’,wakatsera a intitulé ‘remaniement:les détails’…je voulais juste comprendre…merci

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