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Burkina: Toby Lanzer réaffirme son soutien à l’approche coordonnée entre le gouvernement et les acteurs humanitaires et de développement

Le Sous-secrétaire général des Nations unies et Coordonnateur humanitaire régional pour le Sahel, Toby Lanzer, a réaffirmé son soutien à l’approche coordonnée entre le gouvernement burkinabè et les acteurs humanitaires et de développement. C’était le jeudi 24 novembre 2016 à Ouagadougou, où il vient de terminer une visite de quatre jours au Burkina.

Sous-secrétaire général des Nations Unies et coordonnateur humanitaire régional pour le Sahel, Toby Lanzer
Le sous-secrétaire général des Nations unies et coordonnateur humanitaire régional pour le Sahel, Toby Lanzer

«Aujourd’hui encore, plus d’un million de Burkinabè font face à l’insécurité alimentaire dont plus de cent cinquante mille en état de crise», a déclaré le Toby Lanzer, sous-secrétaire général des Nations Unies et coordonnateur humanitaire régional pour le Sahel. M. Lanzer qui vient de terminer une visite de quatre jours au Burkina a reconnu que le pays continue à faire face à des défis complexes liés à plusieurs facteurs concomitants tels l’insécurité, les changements climatiques, la pauvreté, le manque d’accès à l’eau potable, l’insécurité alimentaire…

Selon ses statistiques, 625.000 enfants souffrent de malnutrition aiguë dont un tiers sont en état de malnutrition aiguë sévère. Les secteurs identifiés comme étant prioritaires pour aider le Burkina à ne plus dépendre de l’aide humanitaire, sont, a-t-il énuméré, l’éducation y compris pour les filles, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la santé maternelle…

A propos des indicateurs humanitaires, le Sous-secrétaire général des Nations unies et coordonnateur humanitaire régional pour le Sahel, Toby Lanzer, a souligné des avancées enregistrées et un travail considérable effectué par les autorités, la société civile, les agences des Nations unies. Mais de son avis, ces efforts doivent être renforcés dans les semaines et mois à venir. «Il reste encore aujourd’hui des régions où les populations sont dans un état de vulnérabilité extrême et nous devons continuer à les soutenir», a-t-il confié.

Toby Lanzer a confié avoir tiré des leçons de sa mission au Burkina
Toby Lanzer a confié avoir tiré des leçons de sa mission au Burkina

Un autre problème qui préoccupe Toby Lanzer reste la flambée des cas de dengue au Burkina. Mais, dit-il, «je me réjouis de la remarquable capacité de réaction» des acteurs nationaux. Afin d’éviter une crise plus difficile à gérer  M. Lanzer a encouragé la communauté internationale  à rapidement apporter son appui.

Il faut noter que Toby Lanzer s’est aussi rendu à Dori durant son séjour, pour rencontrer les réfugiés maliens et s’imprégner de la situation humanitaire sur le terrain. A cette occasion, il s’est dit impressionné par la force des hommes et des femmes qu’il a rencontrés dans le Camp de réfugiés de Dori et par leur volonté à résister à la crise.  La situation sécuritaire, a reconnu le Sous-secrétaire général des Nations unies et coordonnateur humanitaire régional pour le Sahel, n’est pas favorable pour envisager même à moyen terme, un rapatriement organisé en toute dignité et sécurité de plus de 32.000 réfugiés maliens au Burkina. Raison pour laquelle il a invité les bailleurs de fonds et les acteurs humanitaires et de développement à envisager des soutiens sur de moyen et long terme pour les réfugiés maliens et les communautés hôtes.

Par ailleurs, Toby Lanzer a aussi profité de son séjour pour s’entretenir avec le ministre de l’Economie, Rosine Coulibaly, le Secrétaire d’Etat chargé des affaires sociales, Ivette Dembélé et des responsables du ministère de la Sécurité intérieure. Après avoir remercié les autorités burkinabè pour leur effort consenti à faciliter le travail des acteurs humanitaires à travers le pays, M. Lanzer s’est réjoui de «l’excellente collaboration» entre les instances officielles, les agences des Nations unies et les ONG. «Il y a vraiment un potentiel énorme dans ce pays. Il y a des autorités qui sont très sérieuses. Mais, j’ai l’impression qu’il y a une certaine impatience au sein des populations de voir le changement plus rapide…», a-t-il remarqué tout en précisant qu’il a tiré des leçons de sa mission au Burkina. «Je les partagerai avec les autres», a-t-il conclu.

Madina Belemviré

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