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Campagne 2017/2018 dans la zone SOFITEX: les prévisions ne seront pas atteintes

Les prévisions de la campagne cotonnière dans la zone SOFITEX qui étaient de 650 000 tonnes de coton graines ne seront pas atteintes. L’information a été rendue publique par la direction générale de la société lors d’une conférence de presse animée à Bobo-Dioulasso le mercredi 8 novembre 2017.

Selon le directeur du développement de la production cotonnière, les prévisions initiales ne seront pas atteintes du fait du manque de pluies

Par cette conférence de presse, la direction générale de la société burkinabé des fibres textiles (SOFITEX) a voulu faire le point du déroulement de la campagne cotonnière 2017/2018 dans sa zone à l’orée de la campagne de commercialisation du coton. Mais la principale information, c’est la baisse des prévisions initiales.

Cette situation selon Wifried Yaméogo, n’est pas propre à la SOFITEX mais à l’ensemble des autres zones et même dans la sous-région

De l’ordre de 13%, cette baisse selon les animateurs de la conférence de presse est la conséquence de l’insuffisance de pluies et de différentes formes d’attaques parasitaires. «La réalisation des intentions de culture s’est heurtée au profil pluviométrique peu favorable, caractérisé par une installation précoce des pluies suivie de plusieurs poches de sécheresse plus ou moins longues. En outre, on a noté un faible cumul des précipitations (849 mm contre une normale de 950 mm de pluie) avec une très mauvaise répartition dans le temps et dans l’espace», a expliqué Ousséni Kaboré, directeur du développement de la production cotonnière. Et de préciser que: «Les poches de sécheresse ont empêché la bonne réalisation des opérations de fertilisation des sols comme les difficultés d’application des engrais à bonne date, l’inefficience des engrais appliqués dans des conditions de sécheresse ne permettant pas leur absorption par les plantes. Aussi, elles (les poches de sécheresse) ont favorisé le développement et la prolifération de plusieurs sortes de parasites».

Des responsables de la SOFITEX à la conférence de presse

Finalement, ce sont 563 000 tonnes de coton graine qui sont attendues soit un taux de réalisation de 87%. En deçà des attentes certes, mais cette performance selon le DG de la SOFITEX est nettement supérieure de 3% à celle de la campagne cotonnière antérieure. D’ailleurs, cette situation selon Wilfrid Yaméogo, n’est pas propre à la SOFITEX. «Des informations en provenance de l’AICB indiquent cette baisse des rendements. Donc la faible production n’est pas spécifique à la zone SOFITEX, mais concernent les autres sociétés cotonnières du pays et même certains pays de la sous-région», a-t-il indiqué.

Des hommes et des femmes de médias ont été attentifs aux explications données quant à la situation de la campagne

Sans surprise, les supputations qui se font autour de la qualité des intrants mis à  la disposition des producteurs par la SOFITEX est revenue dans les échanges. Si pour certains producteurs la situation de la campagne est du fait de la mauvaise qualité de ces intrants, le DG de la SOFITEX ne partage pas cet avis. «Du point de vue de la qualité, les intrants (engrais, pesticides, semences) que nous mettons à la disposition des producteurs sont conformes. Les producteurs ont leur façon de voir les choses, mais il y a des explications tendancielles qui permettent de comprendre un certain nombre de phénomènes. Le principal mal de cette campagne, c’est l’insuffisance de la pluviométrie mal repartie dans le temps et dans l’espace», a-t-il défendu.

Ainsi, il a mis à profit cette conférence de presse pour rassurer les producteurs de la zone SOFITEX quant à la rigueur observée lors du processus d’approvisionnement et de contrôle de qualité des différents types d’intrants. Toutefois, il pense qu’avec la recherche cotonnière, l’on devrait travailler de sorte que la formule d’engrais qui sera désormais mise à la disposition des producteurs soit déterminée en fonction de la physionomie des sols c’est-à-dire, en tenant compte de la spécificité de chaque sols.

Cheick Omar Traoré

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