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Campagne agricole 2017-2018: en attendant le bilan officiel, les paysans s’inquiètent

Loin du débat politique qui accapare l’espace médiatique du Burkina, le monde rural vit dans l’inquiétude de lendemains incertains. En attendant le bilan officiel de la récolte céréalière pour la campagne agricole 2017-2018, les récoltes ne s’annoncent pas bonnes. A cause d’une pluviométrie faible, tous ceux qui ont voyagé, par exemple, dans le grand nord ces derniers temps, expriment la même inquiétude et font le même témoignage. L’une des conséquences pourrait être l’exode rural.

La moisson sera t-elle bonne cette année? Pour sûr, les paysans s’inquiètent car les pluies ont fait défaut

La campagne agricole 2017-2018 est loin d’être rentable avec une moisson abondante. D’ores et déjà, une partie du monde rural vit dans l’inquiétude. La faute à une pluviométrie déficitaire et à l’attaque des chenilles dans certaines régions.

Dans les lieux de rencontre des villages et sous les arbres à palabre, les mauvais rendements des surfaces cultivées restent le seul sujet de discussion. A part certaines cultures hâtives, comme le maïs et dans une certaine mesure l’arachide, qui ont donné par endroits, la plupart des spéculations comme le petit mil, le haricot, le sorgho… ne donnent pas satisfaction.

Au-delà des problèmes de semences régulièrement évoqués, c’est la pluviométrie capricieuse et inachevée qui en serait la cause. Cette situation pourrait décourager les jeunes qui saisissaient l’opportunité des pluviométries abondantes pour rester dans leur localité et pratiquer l’agriculture maraîchère.

C’est peut-être l’occasion de rappeler aux autorités compétentes la nécessité d’améliorer la politique de vulgarisation des semences améliorées à cycles courts ainsi que les aménagements et la réhabilitation des périmètres irrigués en vue de fructueuses productions.

Par ailleurs, pour éviter que nos agriculteurs soient régulièrement touchés de plein fouet par l’absence de pluies et les intempéries naturelles comme les vents violents, l’excès d’eau, la sécheresse…, le ministère en charge de l’Agriculture pourrait sensibiliser et encourager les acteurs du domaine à souscrire aux assurances, avec, bien sûr, des modalités avantageuses qui les couvriraient. L’objectif est d’amener les jeunes à aimer l’agriculture, l’un des domaines à même de booster notre économie.

Théophile MONE

 

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