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Campagne de sensibilisation: stop à la maltraitance des aide-ménagères

L’Association de défense des droits des aide-ménagères et domestiques (ADDAD) a entamé depuis quelques jours une campagne de sensibilisation à l’endroit de l’opinion publique pour lui faire prendre connaissance des droits dont disposent les aide-ménagères. Ainsi, après Ouidi et Nonsin, c’est le quartier Tanghin qui a accueilli l’association le dimanche 28 octobre 2018.

Sakinatou Ouédraogo, présidente de l’association

Elles sont toujours les premières à se lever et les dernières à se coucher. Elles subissent souvent des violences physiques et morales et aussi des violences sexuelles de la part de leur patron ou leur fils. Abandonnées à elles-mêmes, elles ne savent pas souvent à quel saint se vouer. Pourtant, elles ont aussi des droits comme toute personne. Elles, ce sont les aide-ménagères.

Selon la Convention 189 de l’OIT, l’aide-ménagère doit être bien logée, bien nourrie et même déclarée à la caisse de sécurité sociale. Mais, selon la présidente de l’ADDAD, Sakinatou Ouédraogo, ce n’est pas toujours le cas. Pour elle, les aide-ménagères sont menacées dans les maisons et à tout moment, c’est le coup de bâton.

Les aide-ménagères ont aussi des droit

Pourtant, soutient-elle,  «sans nous dans les maisons, beaucoup de tâches vont s’amonceler». Prenant conscience de leur importance et dans le but de faire valoir le métier d’aide-ménagère, l’association a décidé de mener une campagne de sensibilisation pour faire prendre connaissance à l’opinion publique des droits dont disposent les aide-ménagères. «Nous demandons qu’on nous respecte et que l’on sache que nous avons aussi des droits comme tout être humain», a indiqué Sakinatou Ouédraogo.

Il faut rappeler que les missions de l’association consistent à sensibiliser les aide-ménagères afin qu’elles aussi sachent qu’elles ont des devoirs et pas seulement des droits. «Nous les sensibilisons afin qu’elles sachent que si nous n’accomplissons pas nos devoirs, nous ne pouvons pas défendre nos droits», a indiqué la présidente. A l’endroit des employeurs, «nous essayons de les sensibiliser sur le fait que nous voulons une certaine protection».

Madina Belemviré

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