Accueil » Economie-Finances » CAN 2017: ce que rapporte chaque victoire des Etalons aux commerçants d’articles sportifs?

CAN 2017: ce que rapporte chaque victoire des Etalons aux commerçants d’articles sportifs?

Le football est devenu une industrie. Outre sa capacité à créer l’ambiance, il peut être source de revenus financiers. Aussi, des jeunes du Burkina comme d’ailleurs  ont compris ce lien étroit entre sport et argent. C’est pourquoi bien d’entre eux font le commerce des articles de sports.

Si d’ordinaire ils gagnent leur vie par le biais de ce travail, les périodes de grandes compétitions comme la CAN sont une aubaine qu’ils exploitent à bon escient.

La CAN Gabon 2017 ne semble pas déroger à la règle. En effet, plus les Etalons galopent bien, mieux les Burkinabè s’habillent aux couleurs de la nation ou brandissent fièrement le drapeau du Burkina.

Pour en savoir davantage sur ce commerce en ce moment où les Etalons engrangent des victoires, nous avons interrogé un jeune commerçant qui en a fait son métier. Pour lui, les Etalons lui font faire de bonnes affaires. A cœur ouvert, Koanda Abdoul Razack s’est confié à votre journal en ligne «les Echos du Faso».

En cette période de la CAN et avec le parcours fantastique des Etalons, les articles de sport de vendent bien
En cette période de la CAN et avec le parcours fantastique des Etalons, les articles de sport de vendent bien

Les Echos du Faso: quand avez-vous commencé à vendre des articles de sport?

Koanda Abdoul Razack: A la CAN de 2013. C’est l’un de mes frères qui m’en a fait la proposition en me soutenant avec une liquidité de 50 000 F CFA. Il m’a recommandé de vendre les maillots des Etalons et les drapeaux (en petites et grandes dimensions) du Burkina. J’ai accepté et en ai fait mon métier puisque c’est par ce commerce que je nourris ma famille.

Outre les maillots et les drapeaux, je vends désormais les sifflets, les casquettes et même des Vouvouzéla.

Koanda Abdoul Razack dit faire de bonnes affaires en cette période de CAN
Koanda Abdoul Razack dit faire de bonnes affaires en cette période de CAN

Les Echos du Faso: Combien coûtent vos différents articles?

Koanda Abdoul Razack: Certains maillots coûtent  au moins 8 000 F CFA. Les sifflets sont à  200 F, les casquettes à 2 000 F et les Vouvouzéla à  1000 F CFA.

Les Echos du Faso: Quelle est la différence entre les prix d’avant et ceux d’aujourd’hui?

Koanda Abdoul Razack: Aujourd’hui avec l’engouement autour des Etalons, nous avons doublé les prix. Mais les Burkinabè ne protestent pas. Quand les gens sont contents, ils ne comptent pas. Ils sont prêts à payer le prix.

Drapeau, Vouvouzéla et maillots sont prisés surtout par les jeunes
Drapeau, Vouvouzéla et maillots sont prisés surtout par les jeunes

Les Echos du Faso: Combien de maillots pouvez-vous vendre par jour?

Koanda Abdoul Razack: Le nombre de maillots vendus varie par jour. Pour sûr, les drapeaux sont les plus vendus. Je remercie Dieu car j’avoue qu’en ce moment, les affaires sont bonnes. Je peux même dire que si les Etalons arrivent en finale je pourrais espérer acquérir un bon moyen de déplacement comme une moto et même une voiture à partir de la vente des articles sportifs. Cela est possible puisque je connais un ami qui a pu se payer une voiture et un camion pour améliorer le transport de ses articles dans le pays  surtout à chaque événement de la CAN. Pourtant, il y a de cela sept ans, il était chômeur et sans métier.

Les échos du Faso: Quel est votre dernier mot?

Koanda Abdoul Razack: Que les Etalons gagnent et nous ramènent la Coupe au Burkina Faso. Ce qui va davantage motiver les Burkinabè à porter régulièrement les maillots des Etalons, même les jours ordinaires, pour manifester leur fierté d’être Burkinabè. Bonne chance aux Etalons.

Omar Idogo, stagiaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *