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Des cardiologues nigériens au secours du Général Bassolé

Il y a quelques jours de cela, des médecins cardiologues de haut vol, selon les mots de mon tuyau, ont été invités par la justice militaire pour examiner le Général Djibrill Bassolé, afin de donner un avis pointu sur son état de santé pour permettre au juge militaire de savoir si son cas nécessite effectivement une évacuation en France.

Mon tuyau, qui est lui aussi médecin mais pas cardiologue, a eu à participer à des séminaires avec les éminents médecins venus du Niger. C’est pour cela qu’il a des échos sur le dossier.

Les cardiologues nigériens ont travaillé dur pour vérifier, selon les mots exotériques, les cardes, les myocardes, les aortes, les veines et même les voies respiratoires. Leur conclusion, selon mon pote tuyau, est étonnante: le cœur du Général Bassolé n’est pas plus malade que celui du président Roch. Son cœur porte la puissante d’un adulte de son âge. Il ne serait pas plus malade que celui d’un autre homme dépassant la cinquantaine de loin.

A un certain âge, on ne peut plus avoir la même puissance cardiaque que quand on avait 20 ans et si, dans le cas de Bassolé, on ajoute à tout cela les angoisses liées aux activités politiques et le stress lié à l’emprisonnement et les perspectives de se voir juger et condamner. Le cœur, tout naturellement, en prend un coup.

Il a poursuivi en affirmant que le Général Diendéré, qui avait l’air solide, a aussi eu l’impression de ressentir des problèmes au cœur. Tout cela s’expliquerait par le fait que n’étant plus sportivement actif comme par le passé et voyant que les avocats l’abandonnent et donc le procès qu’il souhaitait en secret ne pas pouvoir se tenir commence à donner les signes que l’affaire va être jugée, cela aussi tape fort sur la palpitante.

En conclusion, l’évacuation du Général Bassolé va être difficile, si elle n’a pour seule raison que ses problèmes de santé cardiaque. Quand j’ai branché mes antennes sur le toit des bureaux du juge militaire, il était presque soulagé et en soliloque il a laissé entendre: «Enfin, cette affaire d’évacuation est évacuée».

Mounafica, tout œil, tout ouïe!

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