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Carton rouge à l’Afrique des incroyables bêtises

Certains pays du continent africain, Zimbabwe, Congo Brazzaville, Gambie, … sont aujourd’hui sur le chemin de la régression politique et de la violence par la faute de leurs dirigeants et de leur soif insatiable du pouvoir. Plutôt que de continuer à donner à l’Afrique un motif d’espoir et de fierté en passant le relais aux jeunes générations, ils misent sur des choix obscurs et honteux de s’accrocher au trône par tous les moyens. Confirmant les accusations portées contre eux par la communauté internationale leur prêtant l’intention de transformer leur pays en un royaume pour eux et leurs proches.

Une inscription anti Kabila qui rapelle les slogans hostiles à Compoaré en 2014
Une inscription anti Kabila qui rappelle les slogans hostiles à Compoaré en 2014
Joseph Kabila a choisi de bander ses mucles ce 19 décembre et de passer en forcer avec un gouvernement former in extremis.
Joseph Kabila a choisi de bander ses mucles ce 19 décembre et de passer en force avec un gouvernement formé in extremis.

 

RDC Congo: Joseph Kabila n’aime pas le Congo et son peuple.

En effet, âgé de 45 ans, M. Kabila est au pouvoir depuis 2001. La Constitution lui interdit de se représenter. Son mandat s’achève ce mardi 19 décembre sans que l’élection qui devait lui trouver un successeur ait été organisée.

La décision de l’actuel chef de l’Etat de tripoter la Constitution de son pays pour pouvoir se maintenir à la tête de l’Etat efface non seulement d’un simple trait de crayon son combat pour la démocratie mais fait de lui un autocrate. Oui, Kabila est, tout compte fait, un dictateur du même acabit que Mobutu qui a fait honte à son peuple et au continent.

La cause est entendue: qu’il reste au pouvoir jusqu’en 2018 ou non, Joseph Kabila n’aura pas la chance et le privilège d’écrire ou d’entrer dans l’histoire de l’Afrique comme Mandela. Par son entêtement, il est au contraire déjà sorti par la petite porte réservée aux despotes.

« Carton rouge » à Kabila qui, après avoir torpillé le processus électoral veut instaurer une présidence à vie.

Robert Mugabe ou le signe visible de la bêtise
Robert Mugabe ou le signe visible de la bêtise

Robert Mugabe: un médicament périmé qui continue de soigner son peuple malade

Incroyable, mais pourtant vrai, Robert Mugabe a été investi candidat aux prochaines élections présidentielles de 2018, ce samedi 17 décembre 2016 par son parti, la ZANU-PF. Une honte inqualifiable pour tous les Africains. Essoufflé et tenant à peine debout, qu’est-ce que ce vieil homme au bord de la tombe peut-il encore apporter à son pays au bord du gouffre?

Une des chutes de Robert Mugabe Malgré tout, il veut mourir au pouvoir
Une des chutes de Robert Mugabe. Malgré tout, il veut mourir au pouvoir

Au pouvoir depuis 36 ans, soit depuis l’indépendance de l’ancienne colonie britannique en 1980, Robert Mugabe âgé de 92 ans et frappé d’une santé fragile, n’a pas désigné de successeur. Il n’a d’ailleurs pas manqué un jour d’affirmer sur le ton de la plaisanterie qu’il resterait au pouvoir jusqu’à ses 100 ans. Mugabe n’est plus une solution pour le Zimbabwe. Il est un président vieillot et périmé pour un peuple qui a besoin de sang neuf, d’alternance jeune et crédible. Le président Mugabe doit donc absolument quitter le pouvoir. La communauté internationale devrait, pour une fois, s’ingérer dans les affaires intérieures d’un pays « souverain » pris en otage par un despote afin de sauver un peuple en danger.

Yaya Jammeh: le renégat

Yaya Jammeh ou la volteface d'un dictateur qui a peur de la CPI
Yaya Jammeh ou la volteface d’un dictateur qui a peur de la CPI

Le Despote de Kanilaï, après 22 ans de règne sans partage, surpris par sa propre défaite – n’ayant jamais envisagé cette éventualité, il ne s’y était jamais préparé – le 1er décembre dernier, a d’abord officiellement reconnu sa défaite avant de faire volteface. Le president élu du pays, Adama Barrow, estime que Yaya Jammeh ayant perdu sa légitimité constitutionnelle,  deviendrait un renégat s’il venait à persister à s’accrocher au pouvoir.

La communauté internationale doit le contraindre à quitter le pouvoir le 19 janvier 2017 pour éviter à son pauvre pays un quelconque bain de sang. Mais pour cela, il faut lui garantir une sortie intelligente en lui trouvant un exil temporaire dans un autre pays. Car en fait, Yaya Jammeh a peur de son éventuel transfert à la CPI, une institution qu’il n’a cessé de vouer aux gémonies.

Le problème est que comme tous les dictateurs, Joseph Kabila, Robert Mugabe et Yaya Jammeh n’ont cure des appels à la raison car estimant être investis d’une sorte de mission messianique. Paranoïaques, ils font toujours à leur tête. Présidents mal élus, despotes, dinosaures accrochés au pouvoir, tous les responsables corrompus et sanguinaires du continent sont les incroyables bêtises que l’Afrique du 21ème siècle a encore à supporter. A eux tous qui mettent l’Afrique en retard, carton rouge et suspension à vie!

Grisé par l’ivresse du pouvoir, Kabila en particulier, à l’heure qu’il est, est persuadé que la rue finira par capituler. Cela durera jusqu’à ce qu’un beau matin, réveillé de son sommeil, il soit arrêté par les fantassins de la démocratie et traîné à la barre pour rendre des comptes. Car comme tous les mauvais élèves, les autocrates oublient trop souvent que les peuples finissent toujours par prendre le dessus sur leurs oppresseurs.

Ô Afrique, mon Afrique, comme tes fils et filles souffrent de la mauvaise gouvernance et de la dictature de certains de leurs dirigeants vampires des constitutions!

Doit-on avoir honte d’être Africain ou doit-on se décourager de poursuivre le combat pour délivrer l’Afrique des mains des autocrates et imposteurs qui semblent forts et plus forts que la raison?

Absolument pas! Il faut continuer le combat. Car l’objectif est de vomir et de dégager les dirigeants égoïstes et ennemis de l’Afrique à la sueur de nos fronts, avec les larmes des patriotes et leur sang; pour instaurer définitivement la vraie démocratie en Afrique. Qu’on le veuille ou non, n’est-ce pas le prix à payer aujourd’hui au Congo Brazzaville, au Zimbabwe et en Gambie pour redonner vie à des démocraties en tango?

Théophile MONE

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