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Le CDP fait le bilan de son congrès des 5 et 6 mai derniers

La nouvelle direction du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), ex-parti au pouvoir, était face aux journalistes ce mercredi 30 mai 2018. Eddie Komboïgo et ses camarades ont fait le compte-rendu de leur congrès tenu les 5 et 6 mai derniers à Ouagadougou. Ils se sont aussi prononcés sur des questions liées à l’actualité nationale, notamment la question du vote des Burkinabè de l’étranger, les mouvements de grèves des travailleurs, la rupture des relations diplomatiques avec la Chine Taïwan, etc. L’actualité internationale n’est pas restée en marge.

La direction face aux journalistes

«L’après-congrès se passe très bien au CDP.» C’est l’avis du président Eddie Komboïgo lors de la première conférence de presse de la nouvelle équipe dirigeante du Congrès pour la démocratie et le progrès qui s’est tenue ce mercredi au siège du parti à Ouagadougou. Selon Eddie Komboïgo, le congrès des 5 et 6 mai derniers a permis de tirer les forces et les faiblesses du CDP. «Ce congrès avait pour ambition de faire le bilan critique de notre action politique, de dégager des axes de reformes sur les plans organisationnel, structurel et de gouvernance de notre parti, et de procéder à la mise en place des organes exécutifs.»

Pour lui, beaucoup d’observateurs politiques voyaient ce congrès comme celui de la division, mais il n’en était rien, indique-t-il. «Il s’est agi d’un mouvement nécessaire au rééquilibrage, à la consolidation et à la stabilité. C’est ainsi que tous les cadres ont joué, chacun selon ses possibilités, la partition qui était la leur, afin que nous aboutissions à un CDP plus uni en marche pour les prochaines victoires. L’après-congrès se passe très bien car toutes les parties en compétition ont reconnu les résultats et s’engagent à travailler avec la nouvelle direction pour animer sainement la vie politique nationale et atteindre l’objectif 2020».

Eddie Komboïgo a donné également la lecture de son parti sur la situation nationale. Concernant la question du vote des Burkinabè de l’extérieur, le CDP estime qu’il doit être effectif en 2020. «Pour revenir aux affaires de l’Etat, nous allons d’abord lutter pour que tous les Burkinabè où qu’ils soient puissent prendre part au scrutin de 2020. Il faut que le vote des Burkinabè de l’étranger soit une réalité. Les Burkinabè de l’étranger ont le droit de participer au choix des dirigeants de ce pays qu’ils aiment tant. Pour ce faire, toutes les parties doivent accepter que nos frères et sœurs à l’étranger puissent voter sur la base de la Carte nationale d’identité burkinabè, de la carte consulaire et du passeport».

De nombreux militants, comme d’habitude, étaient présents au point de presse

La loi de l’exclusion adoptée sous la Transition avait exclu de la présidentielle, des législatives et des municipales, toutes les personnes qui ont soutenu la modification de l’article 37. Si cette loi n’était valable uniquement pour les élections de 2015, le CDP marque toujours son inquiétude car elle a été appliquée aux municipales de 2016. C’est pourquoi, Eddie et ses camarades demandent purement et simplement sa suppression.

Sur la question de la rupture des relations diplomatiques avec Taïwan, le CDP salue l’acte de souveraineté pris par le pouvoir en place. Néanmoins, il dit déplorer le manque d’élégance et de reconnaissance à Taïwan pour ses soutiens multiples et importants à l’égard du peuple burkinabè.

La question israélo-palestinienne, la présidence de la Francophonie, la question iranienne et le sommet USA/Corée du Nord sont les différents sujets de l’actualité internationale qu’a abordés le CDP lors de ce point de presse.

Hamadou Ouédraogo (stagiaire)

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