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CDP: les femmes militantes en Assemblée générale

Les femmes militantes du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) se sont retrouvées en Assemblée générale le dimanche 17 septembre 2017 à Ouagadougou. Première du genre depuis l’insurrection populaire d’octobre 2014, elle a eu pour cadre le siège du parti qui a grouillé du monde.

Présidium lors de la cérémonie d’ouverture de l’AG, avec Pauline Traoré (3è à partir de la gauche) et Achille Tapsoba (4è à partir de la gauche)

Pour la première fois depuis l’insurrection populaire qui a balayé leur parti du pouvoir, les militantes du CDP ont sonné la mobilisation, preuve que «les femmes sont restées fidèles à leur parti», foi de Pauline Traoré, la responsable nationale des femmes du parti. L’occasion était celle d’une Assemblée générale organisée pour parler de la structuration du parti et de la réconciliation nationale. En effet, le parti est actuellement emballé dans un processus de renouvellement de ses structures de base, dans les provinces, dans les départements, dans les communes, dans les villages et hameaux de culture. Et l’Assemblée générale du jour offre, selon ses organisateurs, l’occasion de situer les militantes sur ce processus, mais surtout de requérir leur implication massive de sorte qu’il y ait au bout du compte, «des structures opérationnelles qui rassemblent toutes les forces du parti». Déjà, s’associant ses camarades, Pauline Traoré a laissé entendre: «Nous devons occuper le terrain qui nous appartenait».

Militantes du CDP entonnant l’hymne de leur parti

S’agissant de la réconciliation nationale, le CDP y croit. C’est du moins, ce qu’a confié son président intérimaire, Achille Tapsoba, par ailleurs président de la CODER (Coalition pour la démocratie et la réconciliation). Mais pour y arriver, les activités de la CODER doivent être, selon Pauline Traoré, soutenues par toutes les structures du parti qui en assure la présidence tournante durant trois mois. «Femmes du CDP, faisons en sorte que lorsqu’on parle de réconciliation, de paix et d’union, que nous soyons au-devant de cette lutte», a lancé Mme Traoré à l’endroit de ses camarades.

La cérémonie d’ouverture de cette Assemblée générale, Achille Tapsoba en a vue l’occasion de souhaiter que le sang des Burkinabè versé pendant l’insurrection populaire en fin octobre 2014 et durant la résistance au putsch en septembre 2015, «fertilise l’édification de la démocratie au Burkina Faso». Pour marquer son attachement à ce souhait, le CDP, dira son président par intérim, travaille «avec abnégation, pour que la République et ses institutions puissent jouer leur rôle». Et d’ajouter, «dans ce sens, nous souhaitons qu’il y ait une justice beaucoup plus équitable, plus objective, et une justice moins partisane, une justice qui rend service au Burkina et non pas à des causes partisanes».

Paangui Parè

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