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Ce n’est pas parce qu’on a reçu une demande de couverture médiatique qu’on doit rapporter n’importe quoi

Combien d’organisations de la société civile (OSC) y a-t-il au Burkina Faso? Peut-être que le ministère en charge des libertés ne le sait même pas, tellement il en naît chaque jour. N’est-il pas temps de mettre de l’ordre dans le capharnaüm des OSC?

Il faut inviter les OSC à montrer patte blanche à cette direction (ph lefaso.net)
Il faut inviter les OSC à montrer patte blanche à cette direction (ph lefaso.net)

A-t-on besoin de cette pléiade d’OSC? Certainement pas, puisque, à l’analyse, les objectifs sont les mêmes. La multitude se justifie par le fait que certains de leurs leaders veulent être des têtes de rats plutôt que des  queues de lions. C’est pourquoi, on assiste à leur multiplication par scissiparité. Certains en ont fait d’ailleurs un job.

Pour ramener de l’ordre dans la gestion des affaires de l’Etat, pour ne plus assister à des manifestations intempestives par-ci par-là, il est impératif que le ministre d’Etat Simon Compaoré, comme il l’a fait pour les partis politiques et les Koglwéogo, tire un coup de pied dans la fourmilière.

On ne peut pas laisser cette situation de désordre en l’état et pouvoir gouverner sereinement. Les OSC, les vraies, on les a vues sur le terrain du développement communautaire. On en a vues aussi avant et pendant l’insurrection. Elles ont mené le bon combat pour l’instauration de la démocratie au Burkina. Elles sont reconnaissables par leur discours.

Mais il y a aussi les OSC brouettes. Ces OSC qui n’ont aucune instance, aucun objectif, sauf louer leurs services contre quelques subsides. Il faut les contraindre à tenir les réunions statutaires qui conduisent à la reconnaissance officielle avec un récépissé.

En attendant, c’est la presse, qui rapporte les balivernes de certaines de ces OSC, qui doit prendre ses responsabilités pour ne pas servir de relais à des propos qui ne la glorifie pas elle-même. Ce n’est pas parce qu’on a reçu une demande de couverture qu’on doit rapporter n’importe quoi. Les reporters doivent le comprendre pour ne pas discréditer leurs médias.

Lougouvinzourim

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