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Centre-Nord: d’ici mi-juillet, le pont de Yalgo, situé sur l’une des portes principales du Sahel, sera opérationnel

Le pont de Yalgo sera opérationnel d’ici mi-juillet

Accompagné d’une délégation du ministère des Infrastructures et du ministre de l’Energie, le ministre des Infrastructures a effectué une tournée de contrôle de deux chantiers sur la Route nationale N°3 (RN3, Ouagadougou-Dori) dans les régions du Plateau Central et du Centre-Nord, le jeudi 21 juin 2018. Il s’agit des travaux de réparation et de reconstruction partielle du dalot de Yalgo (tronçon Kaya-Dori) et les travaux d’entretien périodique du tronçon Korsimoro-Kaya et les voies d’accès au gouvernorat de Kaya.

Éric Bougouma en compagnie du ministre de l’énergie et de la gouverneure du Plateau Central

D’ici mi-juillet, le calvaire des usagers de la RN3, région du Centre-Nord, va prendre fin. Et ce grâce à l’action du gouvernement qui a décidé, à travers le ministère des Infrastructures, de rétablir durablement le trafic dans cette région, en particulier au niveau du pont de Yalgo.

En effet, le trafic était interrompu au niveau de cette passerelle, dû au fait que le dalot multicellulaire avait subi des dommages qui menaçaient l’existence même de l’ouvrage. Or, étant l’une des portes principales du Sahel, selon le ministre des Infrastructures, Eric Bougouma, une interruption de trafic à ce niveau serait une catastrophe pour l’ensemble de la région et tout le pays. C’est pour cette raison, explique-t-il, que le Conseil des ministres n’a pas hésité à approuver la proposition des travaux d’urgence sur ce pont.

Les techniciens rassurent sur la qualité des travaux

Ainsi, confie, le chef d’agence de l’entreprise SOGEA-Satom, Robin Testot-Ferry, «le ministère nous a confié ce chantier de réhabilitation du déversoir du barrage de Yalgo, un déversoir qui fait 200 mètres dont 45 mètres était effondré à cause des érosions sous l’ouvrage».

Financés par le budget de l’Etat, gestion 2018 pour un montant de 824 000 000 Francs CFA, les travaux qui ont débuté le 26 avril 2018 pour un délai d’exécution de quatre mois sont à ce jour à un taux d’exécution de 85% après deux mois et demi de délai couru, selon Robin Testot-Ferry.

Ces travaux ont consisté à injecter du béton sous les radiers sur 150 mètres de l’ouvrage pour pouvoir combler le vide. «Nous avons ensuite démoli les 50 mètres de dalot incriminé et nous avons réalisé en élément préfabriqué au niveau de Ouagadougou. Nous avons ramené les 50 mètres de dalot sur le chantier pour poser les voies et les prédalles et faire les clavetages sur site», a-t-il éclairé.

Un travail techniquement satisfaisant, selon Eric Bougouma, qui a salué et félicité l’entreprise ainsi que la mission de contrôle qui ont permis d’atteindre 80% de taux d’exécution en 46% de délai couru. «Tout est mis en œuvre pour que, d’ici la mi-juillet, cet ouvrage soit fonctionnel et la route soit ouverte», a-t-il promis.

Les travaux sur la RN3, tronçon Korsimoro-Kaya avancent assez bien

En plus de ce pont, la délégation a aussi parcouru la RN3, section Korsimoro-Kaya, longue de 22,2 kilomètres, et les voies d’accès au gouvernorat de Kaya dont les travaux ont démarré le 20 novembre 2017. Financés entièrement par le budget de l’Etat pour un coût de 2 276 242 774 FCFA (TTC), ces travaux ont consisté à reprendre entièrement la couche de base et la couche de roulement pour la section Korsimoro-Kaya. Concernant les voies d’accès au gouvernorat, Eric Bougouma a souligné que les travaux se déroulent assez bien. Néanmoins, il a invité l’entreprise à apporter des corrections à certains endroits de la route. «Nous avons demandé à l’entreprise et à la mission de contrôle de revoir certains endroits où nous notons la présence d’escaliers», a-t-il indiqué. Somme toute, Eric Bougouma a affirmé que dans l’ensemble, c’est une sortie tout à fait satisfaisante. «Nous sommes très satisfait pour le pont de Yalgo et assez satisfait pour le reste du tronçon».

Le pont de Napagba à Kata est totalement dégradé

Pont de Nabasga à Kaya, une catastrophe

Il faut noter que cette sortie a permis à la délégation de faire une escale à Kaya pour s’imprégner de l’état du pont de Nabasga. «Le ministre de l’Energie nous avait invité à visiter cet ouvrage, nous avons reçu une correspondance du maire de la ville de Kaya à ce sujet», a dit Eric Bougouma. Impressionné par ce qui ressemble à une catastrophe naturelle, M. Bougouma a admis que c’est une préoccupation majeure, car des domiciles ont déjà été endommagés par la puissance des eaux. Face à ce triste constat, foi d’Éric Bougouma, «nous avons demandé sur place à la mission de contrôle qui s’occupe de la réhabilitation de la RN3 de nous faire une proposition urgente sur les aménagements nécessaires sur ce pont de Napagba. Nous pensons pouvoir intervenir dès que nous aurons une situation exacte des aménagements à réaliser».

Madina Belemviré

Le ministre Bougouma, avec à ses côtés son homologue Bachir Ismaël Ouédraogo de l’Energie (g.) et la gouverneur du Centre-Nord, Nandy Somé (d.)

Prêt de 100 milliards au FSRB: le ministre des Infrastructures répond à une journaliste

L’occasion étant toute trouvée, une journaliste en a profité pour en savoir davantage sur le présumé scandale financier au Fonds spécial routier du Burkina. Voici la réponse d’Eric Bougouma:

«Il s’agit d’une opération bancaire régulière, transparente, nécessaire et opportune. L’opération est régulière parce que la réglementation des fonds routiers dans l’UEMOA l’oblige et toutes les autorisations requises au niveau national ont été obtenues. Elle est transparente car il n’y a aucune clause secrète dans les conventions signées publiquement. Le taux d’intérêt de 6.75%, raisonnable, a été âprement négocié. D’ailleurs, La BAD et la BOAD ont des guichets aux taux plus élevés. Le remboursement se fera sur les ressources du Fonds Spécial Routier constitués de la taxe sur les péages et d’une partie de la taxe sur les produits pétroliers. Elle est nécessaire et plus que opportune, elle permettra de financer une partie du programme d’entretien routier. Au regard de l’état de nos routes, la polémique me paraît inutile.»

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