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Ces âmes qui dérangent

Certains finissent dans la douleur, sur un lit d’hôpital ou chez eux. D’autres sont sauvagement assassinés pour leurs idées comme le leader de la révolution burkinabè Thomas Sankara ou le journaliste d’investigation Norbert Zongo. Voilà ceux qu’on appelle les martyrs.

Norbert Zongo, l'un des martyrs burkinabè
Norbert Zongo, l’un des martyrs burkinabè
Hommage aux martyrs. Ne les oublions pas
Hommage aux martyrs. Ne les oublions pas

Aux quatre coins de la terre, la mort frappe à chaque instant avec une extrême violence et n’est pas prête de s’arrêter, tant qu’il existe des hommes de par le monde qui luttent pour la justice et la paix, la liberté et la tolérance. L’âme d’un martyr est une âme noble, une âme pure, une âme qui dérange…

Les martyrs meurent différemment. Il y a ceux qui sont exécutés officiellement et alertent l’opinion. D’autres sont secrètement assassinés. C’est le cas dans plusieurs pays africains où des innombrables défenseurs de la justice et de l’égalité ont été ignominieusement tués dans l’indifférence.

Thomas Sankara Martyr africain
Thomas Sankara

Il est tant que les dictateurs en Afrique et partout dans le monde comprennent qu’on peut tuer un homme, mais pas ses idées. Les exemples de Thomas Sankara et de Norbert Zongo au Burkina Faso sont, sous nos yeux, patents. Ils ne sont plus parmi nous mais leurs messages d’outre-tombe inspirent non seulement le respect mais les rendent immortels. Car les martyrs d’ici et d’ailleurs servent de référence. Ils sont des figures exceptionnelles qui incitent à l’imitation. Parce qu’ils colonisent les esprits et inspirent des changements sociopolitiques et économiques, les martyrs dérangent. «Ils ne sont pas morts, ils sont dans l’eau, le vent, dans l’arbre…».

Théophile MONE

 

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