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Pourquoi cette cacophonie dans la gestion de la comm des attaques du 2 mars?!

Le moins que l’on puisse dire, c’est que nos Forces de défense et de sécurité ont montré une montée en puissance dans la riposte contre las attaques terroristes dans la ville de Ouagadougou. Il faut les encourager à poursuivre la courbe pour une victoire sur ces agents du mal.

Les ministres de la Sécurité et de la Communication sur les attaques du 2 mars (ph autre presse)

Ce qu’il faut regretter, c’est la façon dont les civils, notamment les membres du gouvernement, les médias internationaux et les Facebookards, ont géré la communication. Le premier cafouillage a concerné le nombre de morts. De 8 morts de part et d’autre, l’équilibre avait été rompu en dénombrant 7 militaires (soldats comme gendarmes) morts et 9 macchabées côtés assaillants. On a justifié ce fait que l’un des assaillants avait été comptabilisé comme soldat. Puis patatras, un autre bilan est venu rétablir la parité de 8 tués des deux côtés.

Un autre détail qui a laissé penser que les terroristes ont trompé la vigilance des gardes est qu’ils seraient arrivés habillés dans des tenues militaires burkinabè. Qui a servi cette version à l’opinion? Les corps des cadavres montrent qu’ils étaient bel et bien en tenues civiles.

Dans tous les cas, il faut regretter que la communication de l’autorité ait flanché. Il faut tirer tous les enseignements de ces attaques au lieu de vouloir, une fois encore, cacher le soleil avec une seule main.

Le Chef d’état-major général des Armées était la personne la mieux placée pour parler de cette affaire. C’est lui qui est concerné directement, c’est lui le professionnel et c’est lui qui peut parler avec concision. Ou alors le Directeur de la communication de l’Etat-major.

Le pouvoir se gère, le pouvoir ne se vit pas. La réforme de l’Armée tarde à se réaliser alors que les impératifs du moment veulent un corps soudé, apte et opérationnel.

L’indiscipline et la voyoucratie ont gagné les rangs des militaires devenus des soldats de maintien de la paix à l’extérieur que des combattants à l’intérieur. Les rangs sont garnis de bidasses Bluetooth et Wifi. Il faut progressivement revenir aux fondamentaux d’une armée, c’est-à-dire l’ordre, la discipline et le respect.

Chaque soldat en faction doit être vigilant comme un Sioux pour sauver sa propre peau d’abord. Mais le mauvais exemple est venu de certains gradés bling-bling qui se sont grassement embourgeoisés.

L’Impertinent

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