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Chacun est libre de ses prises de liberté mais il faut assumer les conséquences

La lutte syndicale au Burkina a ajouté à la revendication la contestation. A côté des grèves ‘’statutaires’’, on a trouvé une autre forme de lutte qui ne concerne pas les revendications pour de meilleurs conditions de vie et de travail. Des travailleurs arrêtent de travailler pour exiger le départ de leurs patrons ou pour le maintien à leurs postes de leurs camarades sanctionnés à raison.

La Bourse du Travail où se tiennent les activités syndicales

On l’a vu à l’Office national d’identification où le Directeur général a été empêché d’accéder aux locaux de l’administration suite à des bisbilles qu’il a eus avec les agents de la Police nationale. Reconnaissant certainement la faute dudit patron, sa hiérarchie l’avait suspendu pour un mois. Mais voilà que sa ‘’sanction’’ purgée, le DG est encore interdit d’accéder à ses bureaux.

On a l’impression que les syndicats cherchent à diriger les administrations, que les travailleurs cherchent à gouverner.

La Coordination des syndicats du ministère de l’Economie et des Finances (CS-MEF) exigent également la levée des sanctions prises à l’encontre de leurs militants relevés de leurs fonctions pour faits de grève ou de sit-in. Idem au Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (Syntsha) où des infirmiers-chefs de postes ont été affectés de Pouytenga car en désaccord total avec le médecin-chef de district et leur refus de transmettre des données très importantes en matière de santé.

D’accord que les syndicats défendent leurs militants à qui on a causé un tort mais encourager un travailleur à désobéir à son patron, à sa hiérarchie, c’est du ‘’braconnage’’ syndical. Chacun est libre de ses choix ou de ses prises de liberté mais il faut aussi assumer les conséquences. Ce n’est pas parce que c’est à la Fonction publique que cela doit se faire. Il ne viendra pas à l’esprit d’un travailleur du privé de désobéir à son patron et de vouloir rester dans la boîte.

Ces leaders syndicaux acceptent-ils que leurs propres enfants leur rendent la pareille à la maison? Il est vrai que l’incivisme a pris du galon mais il va falloir rétablir l’ordre et la discipline un jour!

Exiger le départ d’un responsable, c’est vouloir empêcher quelqu’un qui a été élu de s’entourer de collaborateurs auxquels il fait confiance pour mettre en œuvre sa politique et atteindre ses objectifs. Encourager certains militants à l’indiscipline, à désobéir aux ordres de la hiérarchie, est un acte périlleux.

D’ailleurs, les collaborateurs qui ont trahi la confiance qu’on a placée en eux en allant en grève devraient avoir honte de vouloir être maintenus à leurs postes. La confiance est rompue. Ils auraient dû, en même temps qu’ils allaient en grève, déposer leurs lettres de démission.

Une nomination, ce n’est pas un concours, ce n’est pas un test. Elle est basée sur la confiance réciproque. Il n’est pas dit que celui qui a été nommé est le plus compétent mais c’est parce qu’on peut compter sur lui pour exécuter loyalement la tâche à lui confiée.

Alors, encouragez les jeunes à être courtois, disciplinés et respectueux de la hiérarchie. Vous le dites si bien, un militant peut devenir un jour un dirigeant…

Lougouvinzourim

Un commentaire

  1. Walaï vous avez touché la moelle des problèmes du faso post_insurrection.Même les policiers municipaux exigent le départ du directeur,et dire qu’ils sont para_militaires;si on y met pas le holà,des élèves vont exiger des enseignants,les candidats au permis de conduire vont exiger les ingénieurs administrateurs,et pourquoi…si la chienlit continue,on verra des militants exiger la tête de Bassolma par exemple parce qu’ils le trouvent ‘mou’,no,no,il faut accepter les chefs sinon pas d’épanouissement dans le travail.

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