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Le CILSS commémore sa 33ème journée sous le signe de l’espoir

Le 12 octobre de chaque année se tient la journée du CILSS, le Comité inter-Etat de lutte contre la sécheresse dans le sahel. Cette année, c’est la 33ème journée du CILSS qui est célébrée à Ouagadougou sous le haut patronage de M. Roch Marc Christian Kaboré, représenté par le secrétaire général du ministre de l’Agriculture, M. Alassane Guiré. Avec pour thème: «l’importance des produits forestiers non ligneux dans le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et des moyens d’existence des ménages vulnérables au sahel et Afrique de l’Ouest», l’objectif en plus de faire le point des activités de l’année passée, est de mener la réflexion sur la question de la contribution des filières produits forestiers non ligneux dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle et des difficultés dans leur promotion.

Le secrétaire exécutif du CILSS, Adjimé Adoum
Le présidium lors de la cérémonie de commémoration

Le secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, M. Alassane Guiré, a saisi l’opportunité de cette commémoration pour rappeler l’importance du CILSS: «dans un contexte de pays sahélien, après la sécheresse des années  1973, nous nous sommes rendus compte qu’il fallait nous organiser avec cet instrument qu’est le CILSS, non seulement pour lutter contre la sécheresse, mais aussi permettre à notre agriculture de prospérer». Aussi pour lui, cette rencontre vise entre autres à mieux faire connaître les implications des produits forestiers non ligneux sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel et en Afrique, mais aussi à porter à la connaissance des Etats membres et des partenaires, les produits et les dynamiques en cours au sein du CILSS et dans ses pays membres.

Il a d’ailleurs été permis aux participants de visiter une exposition de produits forestiers non ligneux sur place. On pouvait y trouver des produits tels que la poudre de moringa, du sésame au moringa, du pain de singe au moringa, de l’hydromel (vin à base de miel), de la liqueur de miel, de l’huile de balanites, etc.

Les participants à la cérémonie
Le SG du ministère de l’Agriculture, Alassane Guiré

Pour le secrétaire exécutif du CILSS, le docteur Djimé Adoum, il est impératif que l’on revienne à la source. «Les produit forestiers non ligneux disparaisse progressivement dans nos brousses. Nous au CILSS cette année, nous voulons placer ces produits au cœur même de la résilience car il faut réapprendre à vivre avec ce que nous avons dans nos terroirs, protéger nos espaces de production et puiser dans ces produits qui ont plusieurs avantages biologiques, chimiques et nutritifs». Par ailleurs plusieurs projets viendrons appuyer la production», a-t-il confié avant d’ajouter qu’«il y a déjà le projet sur le pastoralisme financé par la Banque mondiale à hauteur de 250 millions de dollars pour six pays du sahel dont le Burkina, le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Tchad et le Sénégal; le projet de résilience alimentaire, financé à hauteur de 120 milliards de franc CFA par la Banque africaine de développement pour la transformation des produits forestiers non ligneux; le projet d’irrigation financé par la Banque mondiale à raison de 180 millions de Dollars». Pour lui, c’est la preuve que l’institution vie. Avec l’appui des dirigeants, M. Djimé Adoum promet de «jours meilleurs pour le CILSS et les pays du Sahel vu que d’autres conventions sont en train d’être signées» s’est-il réjoui.

Il faut le rappeler, le CILSS compte treize pays dont le Bénin, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte-d’Ivoire, la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo. Le secrétaire exécutif du CILSS n’a pas manqué de le rappeler: «la zone d’intervention du CILSS est en grande partie constituée de pays sahéliens, elle est la plus vulnérable du monde face aux changements climatiques car son économie dépend du secteur primaire, lui-même dépendant du secteur de la pluviométrie». Le salut de ces nations, selon lui, réside sur le retour aux produits du terroir pour mieux s’affirmer et s’affranchir. Pour ce faire, «le CILSS a besoin d’un soutien politique appuyé qui permettra à l’institution de se positionner par rapport aux grands enjeux du moment», à t-il conclu.

Hamadou Ouédraogo

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