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Commémoration du 4ème anniversaire de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014: une coalition d’une quinzaine d’associations s’indigne

Une coalition d’associations de syndicats et de défenseurs des droits de l’homme appelle à un resserrement des rangs pour les acquis de l’insurrection populaire et à la préservation des valeurs qu’elle a voulues véhiculées. C’est au cours d’une conférence de presse organisée à Ouagadougou au siège du MBDHP que la coalition d’une quinzaine de membres a annoncé les couleurs sous le thème: «Face à la persistance de l’impunité, de l’insécurité et à la remise en cause des acquis de l’insurrection populaire, poursuivons la lutte pour un véritable changement en faveur du peuple». L’objectif de cette rencontre avec les hommes de média visait à dérouler les grandes lignes de cette commémoration.

Le présidium lors de la conférence de presse

Pour Chrysogone Zougmoré, porte-parole de la coalition, «l’insurrection est un pan important de l’histoire de notre pays. Il importe donc de la commémorer de la plus forte des manières d’autant plus que ses acquis sont bafoués» et l’insurrection en elle-même est «criminalisée par le pouvoir en place», s’indigne-t-il. C’est la raison pour laquelle la coalition annonce la tenue d’une marche-meeting le 31 octobre à 9h à la place de la Révolution au tour du thème: «Face à la persistance de l’impunité, de l’insécurité et à la remise en cause des acquis de l’insurrection populaire, poursuivons la lutte pour un véritable changement en faveur du peuple». Une marche-meeting au cours de laquelle, il s’agira de dénoncer ce que la coalition considère comme une liquidation des acquis et espoirs de l’insurrection populaire. Pour M. Zougmoré il y a plusieurs raisons qui prouvent que les acquis de l’insurrection peinent à se concrétiser. Il en veut pour preuve la persistance de l’impunité et de la mal gouvernance.

Une vue partielle des journalistes à la conférence de presse du MBDHP

D’ailleurs, les conférenciers ne sont pas passés par quatre chemins pour peindre en noir la gestion du pouvoir MPP. Ils estiment que le gouvernement actuel ne répond pas aux préoccupations et aux aspirations du peuple insurgé. Claude Wetta du RENLAC a renchéri en révélant que «des plaintes de malversations ou de suspicions de passation de marché de gré-à-gré ont été déposées au sein du RENLAC par des citoyens». Il a donné l’exemple du marché d’intrants agricoles qui a été accordé à une personne qui, selon les enquêtes, s’avère n’avoir jamais travaillé dans ce domaine. «Pourtant il a eu le marché au grand dam de concurrents connus et avertis du domaine», s’est étonné Claude Wetta avant de déclarer que «ce cas n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, ce qui explique l’indignation vis-à-vis de la gestion du pays».

Parallèlement aux activités prévues par la coalition, le gouvernement aurait également prévu, le même jour de la célébration de l’insurrection, une série d’activités dont un dépôt de gerbe de fleurs au Monument des martyrs à Ouaga 2000. Timing parfait ou pas, le désaccord entre cette coalition et le gouvernement est net, mais le dénominateur commun reste le même à savoir la célébration de l’insurrection populaire d’octobre 2014. Alors, vivement que l’intérêt supérieur de la nation prévale.

Hamadou Ouédraogo

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