Accueil » Economie-Finances » Commerce et intégration régionale: l’Alliance Borderless informe sur l’Accord sur la facilitation des échanges

Commerce et intégration régionale: l’Alliance Borderless informe sur l’Accord sur la facilitation des échanges

Le consultant Balima, le directeur de cabinet et Justin Bayili à l'ouverture de l'atelier
Le consultant Balima, le directeur de cabinet et Justin Bayili à l’ouverture de l’atelier

L’association Borderless Alliance a organisé un atelier d’information et de sensibilisation sur l’Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du Commerce (AFE – OMC) à l’intention d’une quarantaine de journalistes et communicateurs des medias nationaux et d’institutions. L’atelier s’est tenu ce 20 décembre à Ouagadougou.

Ce 20 décembre s’est tenu dans les locaux du Bravia hôtel à Ouagadougou un atelier de sensibilisation de journalistes et communicateurs des medias nationaux et d’institutions sur l’Accord de facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). L’atelier a été organisé par l’association Borderless Alliance qui œuvre dans la simplification des procédures administratives aux ports et aux frontières pour un commerce compétitif en Afrique de l’Ouest. Elle a été créée en 2010 et a son siège à Accra au Ghana. Borderless Alliance est surtout connue à travers l’Observatoire des pratiques anormales (OPA) qui met le doigt sur les tracasseries constatées sur les corridors routiers de la sous-région ouest-africaine.

Des journalistes attentifs aux communications des experts
Des journalistes attentifs aux communications des experts

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le directeur de cabinet représentant le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat qui a souhaité la bienvenue aux participants et souhaité leur pleine participation aux échanges.

L’atelier avait pour but d’informer et de sensibiliser les journalistes et communicateurs sur l’Accord de facilitation des échanges ou Accord de Bali (Indonésie) en référence à son lieu de signature en décembre 2013 par les membres de l’OMC. Il entrera en vigueur, dès lors que les 2/3 des membres de l’OMC l’ont ratifié. A la date du 20 décembre, il ne resterait plus que six pays pour que ce cap soit atteint.

Le Burkina Faso est dans le processus de préparation de sa ratification. C’est un accord multinational, c’est-à-dire qu’il engage tous les pays, même ceux qui ne l’auront pas ratifié. C’est dire que si le Burkina ne le signe pas et, comme il est probable qu’il entre en vigueur dans le courant du premier trimestre de 2017 à l’allure où vont les ratifications, il s’imposera à nous. Il était donc impérieux que l’information soit portée à la connaissance du public et que le monde des affaires soit sensibilisé sur les enjeux de cet accord. D’où l’organisation de cet atelier pour doter les canaux de communication des B.a.-ba sur l’Accord de Bali et aiguiser leur intérêt pour le sujet.

Des participants à l'atelier
Des participants à l’atelier

L’Alliance Borderless a surtout voulu faire comprendre au monde des médias le lien qu’il y a entre le commerce et l’intégration régionale. Les communications livrées par le consultant Ambroise Balima et le secrétaire exécutif de l’Alliance Borderless, Justin Bayili, assistés de l’Inspecteur Kagambèga de la direction de la législation des Douanes ont permis aux participants de savoir ce que c’est que la facilitation des échanges et le message qu’elle porte. Ils ont donc été éclairés sur ce que l’accord peut apporter pour renforcer l’intégration régionale. Parce qu’il est aujourd’hui illusoire de raisonner en terme de nations en ce qui concerne le développement. Les économies nationales sont si insignifiantes qu’il faut les mettre ensemble pour envisager la création de richesses et d’emplois pour chaque pays.

Au terme de la journée, Justin Bayili a souhaité que les journalistes puissent resserrer les rangs afin de constituer une masse critique capable de partager et de diffuser l’information économique et commerciale concernant la région ouest-africaine.

Le Burkina Faso doit transformer sa situation de pays enclavé en opportunité, en coopérant à la mise en œuvre de la facilitation des échanges. Pour cela, certaines réformes sont nécessaires et elles dépendent de la volonté politique.

Hidogo

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *