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Communication présidentielle: Michel Kafando préférerait-il les médias étrangers comme Blaise Compaoré?

Le président du Faso, Michel Kafando, a accordé, en ce mois de février 2015, une interview à l’hebdomadaire Jeune Afrique où il a affirmé que «Ce ne sont pas les militaires qui commandent au Burkina Faso». Depuis son installation, il a été interviewé par plusieurs médias internationaux. Privilégie-t-il ceux-ci au détriment des ‘’feuilles de choux’’ locaux?

Le président Kafando
Le président Kafando

Comme l’ex-président Blaise Compaoré qui choisissait la presse étrangère pour les grandes annonces, Michel Kafando aurait-il une préférence pour les ‘’pintades sauvages’’? Il faut reconnaître que les différents directeurs de la communication de la présidence du Faso n’ont pas toujours œuvré dans le sens de mettre le président à la disposition de la presse nationale. Sauf erreur ou omission, la dernière fois que Blaise Compaoré s’est retrouvé devant la TNB pour une interview (hors évènement comme le 11-Décembre), c’était en 2006.
Mais à la décharge des dircom, on imagine que les réseaux officieux et les conseillers occultes qui avaient leurs entrées à Kosyam ont été plus écoutés.
On pourrait aussi rétorquer que ce sont les médias nationaux qui ne font pas l’effort d’aller vers le président.
Là aussi, ce n’est pas tout à fait exact, car certains ont essuyé tellement d’échecs que chat échaudé craint l’eau froide. Ibrahiman Sakandé, le dernier directeur de la communication de Blaise Compaoré, a été remplacé par Yolande Kalwoulé. Nommée Directrice de la communication de la présidence du Faso au cours du Conseil des ministres du 11 février 2015, arrivera-t-elle à renverser la tendance en permettant aux médias nationaux d’accéder au président du Faso? On le lui souhaite.
En attendant, il est simplement frustrant de disposer d’une diversité de médias nationaux et écouter le président de son pays décliner des axes majeurs de son actions sur un média étranger.
Adoua Kassiro

Un commentaire

  1. Il faut que Kafando fasse beaucoup attention à Jeune Afrique qui a longtemps soutenu le régime Compaoré. Les interviews que vient arracher ce journal n’ont que pour finalité de montrer que la transition fonctionne mal et que c’est ce sont les militaires qui règnent. C’est pour finir par tirer la conclusion qu’avec Blaise Compaoré, les choses étaient meilleures dans le Faso !

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