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Conférence sous-régionale sur l’esclavage et la traite des personnes: le député Amadou Diemdioda DICKO à Bamako

Ceci est un compte-rendu de la participation de Monsieur Amadou Diemdioda DICKO à la conférence sous régionale sur l’esclavage et la traite des personnes, tenue à Bamako le 25 mai 2019.

Le Présidium de la conférence

Monsieur Amadou Diemdioda DICKO, Promoteur du Festival du Chameau, des arts et de la culture du Sahel (Festichams), a pris part à une Conférence sous régionale sur l’esclavage et la traite des personnes, le 25 mai 2019 à Bamako au Mali.

La conférence, qui réunissait les organisations de la Société civile des pays du G5/Sahel, contre l’esclavage (TEMETT du Mali, IRA de la Mauritanie, Festichams du Burkina Faso et TIMIDRIA du Niger) avait pour thème : « Esclavage et traite des personnes ». Les participants ont attiré l’attention des gouvernements et des acteurs civils et politiques du Sahel, et des organisations internationales sur la nécessité d’une prise de conscience et d’actions rapides d’envergure contre l’esclavage et la traite des personnes au Sahel. En effet, il est ressorti que l’esclavage persiste, dans plusieurs pays, notamment au Mali où, dans la région de Kayes, des communautés entières sont victimes de graves violations des droits de l’homme au relent esclavagiste. Ces violations sont perpétrées sur des femmes et enfants, avec une destruction sans précédent de biens matériels, ponctuée par des déplacements massifs de familles. Les défenseurs des droits humains sont quotidiennement saisis pour des cas d’agressions physiques avec coups et blessures, d’interdiction d’accès aux services sociaux de base, de confiscation de biens immobiliers, d’actes de vandalisme, d’interdictions de séjour, d’actes de tortures, d’intimidations, de viols, de menaces, d’invectives, d’injures, etc. Ces exactions sont commises dans presque tous les villages de la région de Kayes. Les organisations de la société civile des pays du G5/Sahel / esclavage, se sont indignées face à ces actes barbares qui n’honorent pas la République du Mali. A cet effet, elles ont exigé du Gouvernement de la République du Mali des poursuites contre les auteurs et commanditaires de ces graves violations des Droits Humains en justice. Elles lui ont aussi demandé d’identifier, de dédommager toutes les victimes afin de les rétablir dans leurs droits, de prendre sans délais les dispositions pour le retour des familles chassées dans leurs villages respectifs en toute sécurité, et d’interdire et sanctionner toute initiative visant à faire l’apologie de l’esclavage et des pratiques assimilées.

Par ailleurs, les Gouvernements du Mali et du Burkina Faso ont été invités à adopter une loi criminalisant l’esclavage à l’instar des autres pays membres du G5/Sahel. Car il est apparu que les populations vivant au Nord du Burkina Faso sont les mêmes que celles du G5 Sahel. C’est pourquoi le Sahel burkinabè est synthèse culturelle des peuples du Liptako Gourma.

Les participants, M. Diemdioda DICKO au premier plan

Les participants ont en outre appelé la MINUSMA à prendre ses responsabilités, conformément à son mandat, en s’impliquant davantage dans la lutte contre les violations des Droits de l’Homme.

Pour Monsieur Diemdioda DICKO, le lien entre esclavage et terrorisme n’est plus à démontrer. En effet, selon lui, les vendeurs d’illusion instrumentalisent les frustrations des populations dites esclaves et leur promettent la liberté et des réparations des préjudices subis, en échange de leur engagement à combattre à leurs côtés.

De ce fait, M. DICKO a plaidé pour que dans le combat contre le terrorisme, notamment au Burkina Faso, les autorités prennent compte la nécessité de criminaliser l’esclavage et de combattre énergiquement l’esclavage et d’autres maux comme l’ethnicisme et le communautarisme qui constituent des menaces pour la cohésion sociale.

Ouagadougou, le 03 juin 2019

Le service de communication et de relations publiques du Festichams

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