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Conflit entre Nigériens et Burkinabè autour d’un site aurifère: les pistes de solution qu’annonce le président du Faso

Un site aurifère situé à 5km du village de Lougou dans la province de la Komandjari est le théâtre de conflits entre Nigériens et Burkinabè. Ces derniers se sentent abusivement délogés par les autorités nigériennes. Interrogé sur cette situation, le président du Faso a annoncé des pistes de solution. C’était le samedi 23 septembre où Roch Marc Christian Kaboré rentrait des Etats-Unis d’Amérique à l’issue de la 72è Assemblée générale de l’Organisation des Nations-Unies (ONU).

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré répondant aux questions de journalistes à l’aéroport de Ouagadougou à son retour de la 72è AG de l’ONU

Aux dires du président du Faso, «un rapport (…) est en train d’être dressé» sur la situation. Ce rapport devrait, à tout le moins, permettre d’être clairement situé, par exemple, si ce site litigieux relève oui ou non du territoire burkinabè dans cette partie frontalière avec le Niger. Mais à ce qui se dit, la mission envoyée sur le terrain et qui est censée établir ledit rapport n’est pas arrivée sur le site litigieux qui se trouve, depuis la découverte de l’or, sous le contrôle de «forces armées nigériennes». C’est du moins, ce que rapportent nos confrères de la radio Wat FM qui clament qu’au regard de la carte imprimée en 2015 (deux ans après la décision de la Cour internationale de justice qui a consacré un réajustement des limites frontalières entre les deux pays) par l’Institut géographique du Burkina, «le village de Lougou et le site sont bel et bien sur le territoire burkinabè.»

C’est sans doute pour aller au-delà de ce rapport, que le président du Faso et son homologue nigérien Mahamadou Issoufou ont «discuté» de la question à New York. De l’avis de Roch Marc Christian Kaboré, «C’est normal que quand il y a ces genres de situation, tout le monde se précipite; sinon, il y a des réalités du terrain dont il faut tenir compte.» Mais à l’en croire, «c’est une question qui trouvera très rapidement une solution. Il n’y pas lieu de s’inquiéter sur ce problème. Nous allons prendre des dispositions d’Etat à Etat pour régler cette question-là.»

Une participation fructueuse à la 72è AG de l’ONU

Signalons qu’avant de se prononcer sur cette situation conflictuelle entre Burkinabè et Nigériens en zone frontalière, le président du Faso a fait le bilan de sa participation à la 72è AG de l’ONU. Ce bilan fait état de conclaves autour de questions sécuritaires, économiques et sanitaires. Sur le plan sécuritaire, le financement, le déploiement, le relèvement du niveau et l’opérationnalisation de la Force d’intervention multilatérale du G5 Sahel ont été mis au centre des discussions entre les représentants des Etats du monde.

De ce bilan, il ressort également que la délégation conduite par le président du Faso a eu une rencontre de type économique qui a regroupé les hommes d’affaires américains, les hommes d’affaires burkinabè vivant aux Etats-Unis, plus la Chambre de commerce du Burkina Faso qui y était avec une forte délégation. A en croire le président Kaboré, la rencontre a été intéressante au regard de la curiosité que les opérateurs économiques américains ont manifestée sur les conditions des affaires au Burkina Faso, mais surtout au regard de la perspective dégagée d’organiser dans notre pays, courant premier semestre de 2018, une rencontre entre les hommes d’affaire burkinabè et américains.

Le chapitre sanitaire de ce bilan révèle que le Burkina Faso a été déclaré bénéficiaire de l’initiative présidentielle américaine de lutte contre le paludisme. A ce titre, notre pays bénéficiera, à partir de 2018, à travers l’USAID (l’Agence américaine de développement international), d’un financement de 14 milliards de Francs CFA pour contrer le paludisme. Ce qui, de l’avis du président du Faso, «est une très bonne nouvelle puisque le Burkina Faso en plus de quatre autre pays vont bénéficier de ce programme».

Paangui Parè

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