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Conseil supérieur de la communication: Mathias Tankoano et son équipe prêtent serment

Les neuf membres du Conseil supérieur de la communication (CSC), dont le président, ont prêté serment devant le Conseil constitutionnel au cours d’une audience solennelle le vendredi 3 août 2018 à Ouagadougou en présence de nombreuses personnalités.

La cérémonie prestation de serment a été présidée par le président du Conseil constitutionnel

«Je jure solennellement de bien remplir fidèlement ma fonction de membre de Conseil supérieur de la communication en toute indépendance et impartialité de façon digne et loyale et de garder le secret des délibérations». C’est par cette formule que les nouveaux membres du Conseil supérieur de la communication ont prêté serment devant le Conseil constitutionnel présidé par Kassoum Kambou.

Loin d’être une simple formalité, cette prestation de serment ouvre une nouvelle page dans la vie de ces nouveaux membres du CSC qui ont désormais la lourde responsabilité de réguler le secteur de la communication au Burkina Faso.

Entre autres tâches, ils auront pour missions de veiller à l’application de la législation et de la règlementation relatives à la communication au Burkina, de veiller au respect de la déontologie professionnelle par les sociétés et entreprises de radiodiffusion sonore et télévisuelle privées et publiques, par les journaux et publications périodiques publics comme privés. Ils devront également travailler à promouvoir la liberté d’expression et le droit à l’information, à garantir le droit d’accès aux sources d’information, de délivrer les autorisations d’exploitations de stations ou de sociétés de la radiodiffusion sonore et télévisuelle privées…

Les nouveaux membres du CSC ont prêté serment

Conscient de la lourde tâche qui pèse sur leurs épaules, le président du CSC, Mathias Tankoano, juriste et ancien conseiller spécial du président du Faso, compte, d’entrée de jeu, travailler avec son équipe, à ramener la sérénité au sein du CSC pour ne pas décevoir ceux qui ont placé leur confiance en eux.

Il faut relever que l’Association des journalistes du Burkina  et le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) s’étaient, dans un communiqué, indignés contre la désignation de cette nouvelle équipe du CSC qui n’a pas, de leur avis, respecté les règles en la matière. «Elle a plutôt suivi un processus plus ou moins clandestin. Cela vient confirmer l’ingérence persistante du politique dans la gestion du CSC et son immixtion dans les médias, dénoncées à maintes reprises par l’AJB et le SYNATCI», disait le communiqué.

Au regard de ces appréhensions, Mathias Tankoano a invité tout un chacun et particulièrement la presse à bien vouloir les accompagner dans leur mission, pour qu’ensemble, dit-il, «nous construisons un organe digne au service de la liberté de la presse».

Madina Belemviré

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