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Contributions populaires au projet du Mémorial Thomas Sankara: quels mécanismes de transparence?

Les membres du Comité international Mémorial Thomas Sankara (CIM-TS) entendent sonner la mobilisation à partir du 2 octobre, pour des contributions (financières et matérielles) populaires au projet de réalisation dudit Mémorial. C’est une mobilisation qui, semble-t-il, sera également internationale. Mais quels mécanismes pour assurer la transparence de ces contributions? Les initiateurs de cette mobilisation donnent quelques éléments de réponses. C’était le 14 septembre dernier, à l’occasion d’une conférence de presse animée au Conseil de l’Entente (site du futur Mémorial) à Ouagadougou.

De gauche à droite, Sam’S K le Jah, Bernard Sanou, Smockey

Selon Bernard Sanou, président du CIM-TS, le Mémorial projeté est voulu pour être quelque chose d’inédit au monde. Evidemment, sa réalisation nécessite beaucoup de moyens, financiers notamment. C’est pourquoi, et au regard de la renommée internationalement populaire du président Thomas Sankara dont la mémoire sera ainsi perpétuée, une campagne de souscriptions populaires sera menée au Burkina et au-delà.

Pour la conduite de cette campagne, annonce Sam’S K Le Jah, «En plus des boîtes dans lesquelles les gens seront invités à mettre leurs contributions, il est prévu des carnets de souscription. On ira partout où c’est possible, dans les yaars (marchés de quartiers populaires, Ndlr), pendant les concerts, avec les carnets».

A en croire M. Sanou, les camarades (adeptes de la cause de Sankara) du Niger, du Sénégal, du Bénin, du Mali, dans leur élan d’en faire autant, attendent impatiemment le lancement officiel de la campagne de mobilisation dans la capitale burkinabé. Et aux dires de Sam’s K Le Jah, un peu partout sur le continent africain et au-delà, il y a de la mobilisation.

Mais, préconise M. Sanou, «Il faudrait une bonne planification. Nous voulons y mettre de la clairvoyance, de la transparence dans ce que nous allons faire». Selon lui, il importe de faire en sorte que «d’autres ne profitent pas de l’image du président Sankara pour se faire de l’argent». Ainsi, les «points focaux (dans les différents pays) rendront compte périodiquement de ce qui rentre». Et Sam’S K Le Jah de préciser, «Dès que tu souscris, on signe et on te remet ton reçu» et «dans le schéma, il est prévu qu’on fasse «le point des souscriptions tous les trimestres».

De son côté, Smockey estime qu’il faudrait «mettre une comptabilité en place, et commettre des huissiers», de sorte «qu’il y ait une gestion rigoureuse et transparente à l’image de l’intégrité qu’il (Thomas Sankara) a su représenter pendant ses quatre années de Révolution». Abondant dans le même sens, Sam’s K Le Jah dira que «la question de la traçabilité, la question de confiance et de transparence, elle est essentielle pour nous, parce que c’est sur ces bases que Sankara a été jugé. Son intégrité dont on parle tout le temps» tient à cela. A en croire le reggaeman, «Après son assassinat, on a cherché des traces de détournements, de malversations économiques et autres, jusqu’aujourd’hui, personne n’a encore sorti quelque chose. Et ce n’est pas avec nous que ça va commencer».

En tout état de cause, signe Smockey, «Il faut que les contributions populaires soient gérées de la manière la plus transparente possible, de sorte que leur gestion ne soit pas entachée d’une quelconque irrégularité; l’image de Sankara nous l’impose».

Paangui Parè

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