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Côte d’Ivoire: des militaires sèment encore la panique à Bouaké, Korogho et Daloa

Après une nuit ponctuée de tirs à Bouaké, des hommes en armes ont bloqué ce vendredi, les accès situés au Nord et au Sud de la ville. A Korhogo et Daloa aussi, des tirs auraient été entendus vers 11 h GMT. Ces trois cités ont ainsi été faites villes mortes où règne un calme plat; commerces, écoles et administrations y étant fermées, et les populations obligées à rester terrées chez elles. Mais à travers un communiqué signé du ministre de la Défense et rendu public cet après-midi du 6 janvier, le gouvernement tente de les assurer quant au rétablissement de leur quiétude.

Militaires ivoiriens en mutinerie
Militaires ivoiriens en mutinerie

Il était environ 00h30 du matin vendredi 6 janvier, lorsque les premiers tirs ont retenti dans plusieurs camps militaires de Bouaké. S’en est suivi une propagation de ces tirs dans l’enceinte de la préfecture de police et des commissariats de la ville.

Ces militaires en débrayage se seraient emparés d’armes et de véhicules, avant de se déployer sur les corridors Nord et Sud menant à Bouaké. Selon certaines sources militaires, il s’agit d’anciens soldats démobilisés. Pour d’autres, il s’agit d’éléments du 3e bataillon d’infanterie des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) à Bouaké.

Et le gouvernement, dans son communiqué, n’apporte pas de clarification sur leur identité. Il se contente de faire état d’un «groupe de militaires [qui] a fait irruption à l’Etat-major de la 3ème Région militaire en faisant usage d’armes à feu.»

Les premières informations qui ont circulé indiquaient que leurs revendications seraient principalement d’ordre financier. Ils réclament, semble-t-il, le paiement de primes et le renoncement à l’ouverture prochaine à Bouaké d’une cession du tribunal militaire. Sans doute que certains d’entre eux s’inquiètent d’être appelés à la barre.

Pour sa part, le ministère ivoirien de la Défense a, dans son communiqué, précisé que les mutins réclament «Paiement de primes», «Augmentation de salaires», «Réduction du temps à passer dans les grades», «Eclaircissements à propos d’une supposée prime ECOMOG».

Et en termes de mesures urgentes, le gouvernement annonce avoir mis «en alerte l’ensemble des troupes», et renforcé «la sécurité des emprises militaires», tout en demandant «à tous les soldats de garder leur calme et de rentrer dans les casernes, en vue de permettre la recherche de solutions durables pour l’ensemble des composantes des Forces Armées de Côte d’Ivoire.»

Aux populations des villes ainsi bruitées, l’exécutif ivoirien demande «de garder» le «calme», tout en les assurant que «Toutes les dispositions sont prises pour assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national.»

Paangui Parè

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