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Couvertures médiatiques de la campagne: le CSC face aux responsables d’organes de presse

Dans la perspective de la couverture médiatique de la campagne pour les élections présidentielle et législatives du 11 octobre prochain, le Conseil supérieur de la communication a organisé une rencontre d’échanges avec les médias le mercredi 25 août 2015 à Ouagadougou. Placée sous le thème «la régulation de l’information en période électorale», l’objectif principal de cette rencontre était de faire connaître davantage les textes législatifs et règlementaires adoptés dans le cadre de ces élections.

 Nathalie Somé a insisté sur les attentes du CSC en période électorale
Nathalie Somé a insisté sur les attentes du CSC en période électorale

Deux communications, sous forme de panels ont aidé à rendre fertiles les échanges. Elles ont porté sur les thèmes que sont «les prérogatives du CSC en matière de régulation de l’information électorale et le dispositif organisationnel des élections présidentielle et législatives de 2015» et «les mécanismes du monitoring interne des médias en période électorale et les attentes du CSC pour une bonne gestion de la couverture médiatique des élections couplées du 11 octobre 2015».
La première communications a été présentée par le Directeur général des Affaires juridiques du CSC, Louis Modeste Ouédraogo. Selon lui, la régulation de l’information en période électorale ne diffère pas fondamentalement de celle pratiquée en période ordinaire. Cependant, en période électorale, elle est davantage renforcée par deux grands principes. Il s’agit du principe du pluralisme et de l’équilibre de l’information et celui de l’égal accès de tous les candidats ou partis politiques aux médias du secteur public. «Le principe de pluralisme et d’équilibre s’imposent à tous les médias, qu’ils soient publics ou privés et, le principe de l’égal accès en période électorale n’est imposé qu’aux médias du secteur public» a souligné le communicateur Ouédraogo.

EN FACE DU MIROIR La rencontre a réuni tous les responsables d'organes de presses du Burkina Faso
La rencontre a réuni tous les responsables d’organes de presses des 13 régions du Burkina Faso

Pour ce qui est du second thème sur le monitoring des médias, présenté par le Directeur du monitoring des médias au CSC, Evariste Bationo, il est ressorti que la méthode de collecte des données diffère selon le format et la qualité des médias. Pour les médias publics, il s’agit de vérifier l’effectivité de l’égal accès à travers la mesure de l’occupation des espaces octroyés à chaque acteur prenant part aux élections. Par contre, pour les médias privés, M. Bationo a signifié qu’il s’agit d’évaluer la capacité des médias à s’ouvrir à l’ensemble des candidats en scène tout en veillant à équilibrer l’information transmise sur leur compte.
Concernant la presse en ligne, il a indiqué que l’unité d’enregistrement est définie par rapport aux nombres de lignes et d’illustrations contenues dans l’article publié pour relayer l’information relative à un évènement occasionné par un candidat dans le cadre de sa campagne. «Il convient de préciser qu’il n’existe pas pour l’heure de méthode de collecte définitivement arrêtée pour la presse en ligne, la réflexion est toujours en cours à ce sujet» a-t-il précisé.
Par ailleurs, il ressort des attentes du CSC relatives à la qualité du traitement de l’information électorale que le journaliste doit respecter les textes législatifs et règlementaires, il doit se conformer aux règles déontologiques en matière de traitement de l’information. Aussi, le journaliste doit se conformer aux dispositions du Pacte de bonne conduite signé le 21 août par toutes les parties prenantes aux élections à venir.
Estimant que la paix et la cohésion sociale dépendent, en temps de campagne électorale, du professionnalisme des médias, la présidente du CSC, Nathalie Somé, attend de part et d’autre la bonne exécution de chaque partition telle qu’adoptée par les différents acteurs à travers leur adhésion au Pacte de bonne conduite.
Elle a, pour terminer, tenu à rassurer les responsables des médias que son institution n’est pas là pour prendre rien que des sanctions, mais pour aider les médias à être plus professionnels. Revenant sur le rôle majeur de la presse, Nathalie Somé a appelé les journalistes à ne pas perdre cela de vue lors de la collecte et du traitement de l’information. Elle compte ainsi sur la presse et rappelle de même aux autres acteurs principaux de toujours garder à l’esprit le sens de leur paraphe.
Jude Somé

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