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Crise éducative : la CNSE suspend son mot d’ordre pour une durée de deux mois

La Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) a annoncé samedi au cours d’une conférence de presse, la suspension de son mot d’ordre en cours pour compter du dimanche 3 février 2019 à 00h pour une durée maximum de deux mois.

le présidium lors de la conférence de presse

« Nous avons décidé de la suspension de notre mot d’ordre en cours pour compter du dimanche 3 février 2019 à 00h pour une durée maximum de deux mois », a déclaré le coordonnateur national des syndicats de l’éducation Bonaventure Belem. De son avis, c’est l’analyse du contexte sécuritaire et du nouvel esprit du gouvernement à reprendre le dialogue qui ont prévalu à la suspension de ce mot d’ordre.

En effet, explique Bonaventure Belem, quand le gouvernement a décidé de sortir des négociations, « nous avons pris des mesures conservatoires dont la suspension des évaluations. Mais nous constatons que maintenant le gouvernement est disposé à reprendre les négociations avec la Coordination. Voilà pourquoi nous avons décidé de suspendre notre mot d’ordre pour permettre au gouvernement de discuter franchement et sincèrement avec la Coordination sans à priori». Si ce mot d’ordre de non évaluation est maintenu pendant que la Coordination est en négociation avec le gouvernement, foi de M.Belem, « c’est comme si on voulait mettre une pression supplémentaire pour pouvoir accélérer les choses ».

A propos des négociations qui vont reprendre lundi, le Coordonnateur national a informé que sur le statut valorisant, le gouvernement s’est engagé à prendre un décret portant statut particulier des personnels de l’éducation deux semaines après la finalisation du document.

En plus de cela, saluant la hauteur d’esprit des  scolaires qui ont été les premiers à s’inquiéter de la survenue d’une année blanche au cas où il n’y aurait pas de consensus entre la coordination et le gouvernement, Bonaventure Belem a reconnu que cet accompagnement n’est pas toujours sans difficultés. « Par endroit, il y a eu des altercations entre des groupes d’élèves, à Solenzo, à Bitou et si rien n’est fait, il se pourrait que l’irréparable se produise », a-t-il fait constater. Ce sont tous ces éléments, soutient-il, qui ont contribué à la suspension du mot d’ordre en attendant de voir si le gouvernement va respecter ses engagements.

 Madina Belemviré

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